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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:54
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 15:29
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 09:39
Sur l'art et le beau

Il faut lire avant tout Kant et Hegel.. et je publie dans quelques jours un ouvrage sur l'art..

 

Donc 

 tout en admirant le talent des poissons, je reconnais aussi le génie des artistes ...et des philosophes (ceci pour répondre à l'objection de l'un de mes amis Facebook)

 

http://www.editions-hatier.fr/livre/analytique-du-beau

 

https://www.amazon.fr/PEINTURE-ESTHETIQUE-Hegel/dp/2218026139
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 15:36

Le dialogue du chapon et de la poularde 

 

 

http://www.monsieurdevoltaire.com/article-texte-interdit-de-voltaire-55800388.html

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 14:58
Vers la grand Soi (Arne Naess)

Ecologie, communauté et style de vie,

 

 Arne Naess, Editions Dehors, 2013

 

« L'écologie moderne a révélé que les écosystèmes évolués avaient tous en commun  un haut  degré de symbiose, qu’une interdépendance les reliait les uns  aux autres pour le plus grand avantage de tous. Par là même, l'écologie livre le fondement cognitif  d’un élargissement de notre sentiment d'appartenance, en effet le sentiment d'appartenance familiale, le lien de parenté trouvaient, jusqu'alors, un fondement matériel dans l’être-ensemble et de la coopération de chacun fait l'expérience dans ce contexte. L'écologie  moderne rend concevable l'élargissement de notre sentiment d'appartenance au-delà du cercle familial: une appartenance écosphérique.

Il serait possible de formuler les choses de cette manière : « La tâche qui nous incombe est dorénavant de réaliser une forme d’être-ensemble avec la nature, qui nous soit au plus haut point avantageuse. Se fixer un autre objectif serait pure hypocrisie». Cette formulation est recevable si par « avantage » on entend « celui du grand Soi » et non pas seulement celui de l’ego individuel ou celui des sociétés humaines »

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 14:45
L'animal donc que je suis

 

(sur notre nouvelle sensibilité) 

« Nul ne sait jusqu’où iront ces mouvements salutaires, mais ils sont le fait d’une réelle transformation des consciences qui témoigne de la nouvelle proximité entre l’homme et ses cousins du règne animal. Simplement, cette proximité ne saurait aplanir toutes les différences, voire la différence entre l’homme et l’animal, s’il est possible d’en trouver une seule qui soit « spéci-fique ». L’éthologie s’y emploie, mais la tâche qui se pose reste philosophique : comment penser cette différence entre notre espèce et toutes ces autres avec lesquelles nous partageons une large part de notre patrimoine ? Les animaux sont à même de comprendre des raisons (pour lesquelles il vaut mieux faire ceci plutôt que cela), ils peuvent choisir, ils s’expriment par l’équivalent d’un langage et sont parfois à même de comprendre le nôtre, mais il n’est pas sûr qu’ils soient capables de s’autodépasser et de se mettre à distance. L’homme bénéficie, lui, d’une singulière aptitude à se transcender lui-même (qui va de pair avec la conscience de sa mortalité) et à se mettre à la place de l’autre. Il se pourrait que cette autotranscendance trouve l’une de ses plus éloquentes expressions dans le souci qu’elle peut prendre de l’animal et de sa détresse. Ce serait aussi pour l’homme une manière de démontrer qu’il a une âme ».

 

 

Jean Grondin Derrida et la question de l’animal 

 

https://www.cairn.info/revue-cites-2007-2-page-31.htm

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 14:34
L'animal est l'avenir de l'homme

« La question animale, si on peut l’appeler ainsi, est intéressante parce qu'elle métabolise de façon très dense  quelques-unes des caractéristiques les plus pathologiques de notre belle civilisation occidentale… qui fonce dans le mur. On y trouve en effet réunis la vision mécaniste du monde, le culte de la raison humaniste, la conviction viscérale qu'il existe une position surplombant écrasant de sa supériorité toutes les autres, l'hostilité à l'encontre de ce qui prétend échapper au contrôle, le mépris absolu pour la doxa  qui accompagne toute culture des experts, c’est-à-dire  le mépris pour l'opinion du peuple par rapport au savoir des experts, et une morgue assez phénoménale envers d'autres cultures » L'animal est l'avenir de l'homme, Dominique Lestel, p 173.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 15:55
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 17:11
Les philosophes et la religion communiste

Notes sur le marxisme

 

 

https://laconnaissanceouverteetsesennemis.blogspot.fr/2012/06/anciennes-notes-sur-le-marxisme-1.html

mercredi 12 octobre 2016

NOTES SUR LE MARXISME (1/3)

 

 

 

 

 

I – Ses effets secondaires malfaisants sur la probité intellectuelle la plus élémentaire

II - Prémonitions et mises en garde (avant Frédéric Nietzsche)

 

 

NOTES SUR LE MARXISME (2/3)

 

 

I – Ses effets secondaires malfaisants sur la probité intellectuelle la plus élémentaire :

 

 

GIDE : « Ce qui m’effraie, c’est que cette religion communiste comporte, elle aussi, un dogme, une orthodoxie, des textes auxquels on se réfère, une abdication de la critique … C’est trop. » André Gide (1869-1951), Journal, 13 août 1933.

 

Carte postale de la série " Les écrivains du monde pour la défense de l'URSS "

éditée en 1933 en l'honneur d'André Gide. (Merci à Philippe Brin)

 

SARTRE : « Pendant des années l’intellectuel marxiste crut qu’il servait son parti, en violant l’expérience, en négligeant les détails gênants, en simplifiant grossièrement les données et surtout en conceptualisant l’événement avant de l’avoir étudié. »

Jean-Paul Sartre (1905-1980), Questions de méthode, 1, "Marxisme et existentialisme", 1957. [À rapprocher de l’inestimable avertissement kantien :

« des pensées sans contenu sont vides ; des intuitions sans concepts sont aveugles. [Gedanken ohne Inhalt sind leer, Anschauungen ohne Begriffe sind blind.] », Critique de la raison pure, I Théorie transcendantale des éléments, 2e partie Logique transcendantale, introduction, I De la logique en général, traduction Delamarre/Marty, Paris : Gallimard 1980, Collection "Bibliothèque de la Pléiade", tome I, page 812].

 

BESANÇON : « Le système est bouclé sur lui-même puisque tout essai de réfutation révèle [à lire avec des guillemets] l’influence de la bourgeoisie, par conséquent la lutte des classes telle que le marxisme lui-même l’a définie. »

Alain Besançon, Les Origines intellectuelles du léninisme, Paris : Calmann-Lévy, 1977, XII.

 

 

 

FOUCAULT : « Pendant longtemps, la philosophie, la réflexion théorique ou la "spéculation" ont eu à l’histoire un rapport distant et peut-être un peu hautain. On allait demander à la lecture d’ouvrages historiques, souvent de très bonne qualité, un matériau considéré comme "brut" et donc comme "exact" ; et il suffisait alors de le réfléchir, ou d’y réfléchir, pour lui donner un sens et une vérité qu’il ne possédait pas par lui-même. Le libre usage du travail des autres était un genre admis. Et si bien admis que nul ne songeait à cacher qu’il élaborait du travail déjà fait ; il le citait sans honte.

 

Les choses ont changé, me semble-t-il. Peut-être à cause de ce qui s’est passé du côté du marxisme, du communisme, de l’Union soviétique. Il ne paraissait plus suffisant de faire confiance à ceux qui savaient et de penser de haut ce que d’autres avaient été voir là-bas. Le même changement qui rendait impossible de recevoir ce qui venait d’ailleurs a suscité l’envie de ne plus recevoir tout fait, des mains des historiens, ce sur quoi on devait réfléchir. Il fallait aller chercher soi-même, pour le définir et l’élaborer, un objet historique nouveau. C’était le seul moyen pour donner à la réflexion sur nous-mêmes, sur notre société, sur notre pensée, notre savoir, nos comportements, un contenu réel. C’était inversement une manière de n’être pas, sans le savoir, prisonnier des postulats implicites de l’histoire. C’était une manière de donner à la réflexion des objets historiques au profil nouveau.

 

On voyait se dessiner entre philosophie et histoire un type de relations qui n’étaient ni la constitution d’une philosophie de l’histoire ni le déchiffrement d’un sens caché de l’histoire. Ce n’était plus une réflexion sur l’histoire, c’était une réflexion dans l’histoire. Une manière de faire faire à la pensée l’épreuve du travail historique ; une manière aussi de mettre le travail historique à l’épreuve d’une transformation des cadres conceptuels et théoriques. Il ne s’agit pas de sacraliser ou d’héroïser ce genre de travail. Il corresponde à une certaine situation. C’est un genre difficile qui comporte beaucoup de dangers, comme tout travail qui fait jouer deux types d’activités différents. On est trop historien pour les uns et, pour les autres, trop positiviste. Mais, de toute façon, c’est un travail qu’il faut faire soi-même. Il faut aller au fond de la mine ; ça demande du temps ; ça coûte de la peine. Et quelquefois on échoue. Il y a en tout cas une chose certaine : c’est qu’on ne peut pas dans ce genre d’entreprise réfléchir sur le travail des autres et faire croire qu’on l’a effectué de ses propres mains ; ni non plus faire croire qu’on renouvelle la façon de penser quand on l’habille simplement de quelques généralités supplémentaires. Je connais mal le livre [de Jacques Attali] dont vous me parlez. Mais j'ai vu passer depuis bien des années des histoires de ceci ou de cela - et vous savez, on voit tout de suite la différence entre ceux qui ont écrit entre deux avions et ceux qui ont été se salir les mains. Je voudrais être clair. Nul n'est forcé d'écrire des livres, ni de passer des années à les élaborer, ni de se réclamer de ce genre de travail. Il n'y a aucune raison d'obliger à mettre des notes, à faire des bibliographies, à poser des références. Aucune raison de ne pas choisir la libre réflexion sur le travail des autres. Il suffit de bien marquer, et clairement, quel rapport on établit entre son travail et le travail des autres. Le genre de travail que j'évoquais, c'est avant tout une expérience - une expérience pour penser l'histoire de ce que nous sommes. Une expérience beaucoup plus qu'un système. Pas de recette, guère de méthode générale. Mais des règles techniques : de documentation, de recherche, de vérification. Une éthique aussi, car je crois qu'en ce domaine, entre technique et éthique, il n'y a pas beaucoup de différences. D'autant moins peut-être que les procédures sont moins codifiées. Et le principal de cette éthique, c'est avant tout de respecter ces règles techniques et de faire connaître celles qu’on a utilisées. »

Michel Foucault (1926-1984), « À propos des faiseurs », Libération, 21 janvier 1983, entretien avec Didier Éribon.

 

 

 

BOUVERESSE : « Pour n’avoir pas vu le goulag là où il crevait les yeux de tout le monde, un certain nombre d’intellectuels se croient obligés depuis quelque temps de le détecter partout où il n’est pas, en particulier dans l’exercice normal du droit de critique, qui devrait constituer justement, en matière intellectuelle, la plus fondamentale des libertés. »

Jacques Bouveresse (né en 1940), Le Philosophe chez les autophages, II, Paris : Minuit, 1984.

 

 

 

 

 

« Si l’on regarde ce qu’a produit la période durant laquelle on a pensé que la philosophie était de la "lutte de classes dans la théorie" [allusion à Louis Althusser], ou quelque chose de ce genre, il n’y a pas de quoi être fier: cela a produit essentiellement de la pseudo-science, de la mauvaise philosophie, et de la politique imaginaire. »

Jacques Bouveresse, « Entretien avec Christian Delacampagne », Le Monde, 25-26 juin 1995.

 

* * * * *

 

Cette malhonnêteté intellectuelle des marxistes, des staliniens, ce manque de probité, a muté en une police de la parole exercée par la correction (au double sens de rectification et de punition) politique sur les propos dits réactionnaires, antisémites et racistes d'abord, puis dit révisionnistes, puis dit homophobes, puis dits islamophobes, xénophobes ou nationalistes.

 

 

II - Prémonitions et mises en garde (avant Frédéric Nietzsche) :

 

CICÉRON  : « [La République] tombée aux mains d’hommes moins désireux de modifier l’État que de le détruire. »

Cicéron, Des devoirs, II, 1.

 

SÉNÈQUE : « Nous ne vivons pas sous un roi, que chacun dispose de lui-même.[…] Qui suit un autre, il ne suit rien. Il ne trouve rien, voire il ne cherche rien. »

Sénèque le Jeune, Lettres à Lucilius [Ad Lucilium epistulae morales], XXXIII, 4, 10 [pour les deux dernières phrases, c'est la traduction de Montaigne].

 

MONTAIGNE : « Le changement donne seul forme à l’injustice et à la tyrannie. […] amender les défauts particuliers par une confusion universelle et guérir la maladie par la mort […] Toutes grandes mutations ébranlent l'État, et le désordonnent. » MontaigneEssais, III, ix, page 958 de l'édition Villey/PUF/Quadrige.

 

MONTESQUIEU, De l'Esprit des lois

 

 

 

 

PORTALIS :

« Nous appelons esprit révolutionnaire, le désir exalté de sacrifier violemment tous les droits à un but politique, et de ne plus admettre d’autre considération que celle d’un mystérieux et variable intérêt d’État. » Jean-Étienne-Marie Portalis, 1746-1807, emprisonné sous la Terreur, Discours préliminaire sur le projet de Code civil.

Voilà une bonne définition du totalitarisme ; le KGB soviétique, que le quotidien Le Monde appelait Comité d'État pour la Sécurité, était en réalité un Comité pour la Sécurité de l'État [Комитет государственной безопасности].

 

MILL :

« Forcer des populations non préparées à subir le communisme, même si le pouvoir donné par une révolution politique permet une telle tentative, se terminerait par une déconvenue […] L’idée même de conduire toute l’industrie d’un pays en la dirigeant à partir d’un centre unique est évidemment si chimérique, que personne ne s’aventure à proposer une manière de la mettre en œuvre. […] Si l’on peut faire confiance aux apparences, le principe qui anime trop de révolutionnaires est la haine. » John Stuart Mill  (1806-1873), Essays on Economics and Society, Chapters on Socialism, 1879, « The difficulties of Socialism ».

 

HUGO :

« Communisme. Une égalité d’aigles et de moineaux, de colibris et de chauves-souris, qui consisterait à mettre toutes les envergures dans la même cage et toutes les prunelles dans le même crépuscule, je n’en veux pas […] Communisme. Rêve de quelques uns et cauchemar de tous. »

Victor Hugo, Dossier "Idées ça et là", VI, publié par Henri Guillemin (1903-1992) en 1951 dans Pierres.

 

MARX : « Toutes les révolutions ont perfectionné cette machine [le pouvoir gouvernemental] au lieu de la briser. »

Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, VII.

 

Depuis : « Jusqu’à présent, il n’est pas une révolution qui, en fin de compte, n’ait abouti à un renforcement de la mécanique administrative. » (LénineL'État et la révolution, II). Et : « Il n’y a pas de "jusqu’à présent" qui tienne: la petite phrase reste vraie et ce que Lénine écrivait en 1917, il pourrait le récrire encore. », André GideJournal, Feuillets II, Été 1937.

 

SUITE

 

 

 

 

Publié par A. Claude Courouve à 11:04

 

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 11:46

 

"Comme Mlle Lambercier avait pour nous l'affection d'une mère, elle en avait aussi l'autorité, et la portait quelquefois jusqu'à nous infliger la punition des enfants quand nous l'avions méritée. Assez longtemps elle s'en tint à la menace, et cette menace d'un châtiment tout nouveau pour moi me semblait très effrayante ; mais après l'exécution, je la trouvai moins terrible à l'épreuve que l'attente ne l'avait été, et ce qu'il y a de plus bizarre est que ce châtiment m'affectionna davantage encore à celle qui me l'avait imposé. Il fallait même toute la vérité de cette affection et toute ma douceur naturelle pour m'empêcher de chercher le retour du même traitement en le méritant ; car j'avais trouvé dans la douleur, dans la honte même, un mélange de sensualité qui m'avait laissé plus de désir que de crainte de l'éprouver derechef par la même main. Il est vrai que, comme il se mêlait sans doute à cela quelque instinct précoce du sexe, le même châtiment reçu de son frère ne m'eût point du tout paru plaisant. Mais, de l'humeur dont il était, cette substitution n'était guère à craindre, et si je m'abstenais de mériter la correction, c'était uniquement de peur de fâcher Mlle Lambercier ; car tel est en moi l'empire de la bienveillance, et même de celle que les sens ont fait naître, qu'elle leur donna toujours la loi dans mon cœur.
Cette récidive, que j'éloignais sans la craindre, arriva sans qu'il y eût de ma faute, c'est-à-dire de ma volonté, et j'en profitai, je puis dire, ensûreté de conscience. Mais cette seconde fois fut aussi la dernière, car Mlle Lambercier, s'étant sans doute aperçue à quelque signe que ce châtiment n'allait pas à son but, déclara qu'elle y renonçait et qu'il la fatiguait trop. Nous avions jusque-là couché dans sa chambre, et même en hiver quelquefois dans son lit. Deux jours après on nous fit coucher dans une autre chambre, et j'eus désormais l'honneur, dont je me serais bien passé, d'être traité par elle en grand garçon.
Qui croirait que ce châtiment d'enfant, reçu à huit ans par la main d'une fille de trente, a décidé de mes goûts, de mes désirs, de mes passions, de moi pour le reste de ma vie, et cela précisément dans le sens contraire à ce qui devait s'ensuivre naturellement ?"

Les Confessions, Livre I;, JJ. Rousseau 

 

 
 
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