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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 11:04
 C'est sur Technorati

Je remarque que les prises de position varient selon les appartenances politiques et les courants (pour Ségolène, ou pour le "vrai changement "(Fabius...)  donc contre Ségolène )
Pour ma part, j'observe qu'il n'existe pas de locaux pour passer du temps au collège et encore moins pour recevoir les élèves.
 J'observe d'autre part (sans prendre position) que les profs ont manifesté un enthousiasme modéré ces dernères années lorque
1) On nous a demandé de travailler le lundi de Pentecôte
2) Lorque l'on nous a demandé de remplacer les collègues absents sur la base du volontariat
3) Lorsque l'on nous a demandé d'aligner notre régime de retraite sur celui du commun des mortels

Je n'en conclurais pas que les profs sont tous des "feignasses". Toutefois, il faut quand même noter que les profs n'aiment pas beaucoup en règle générale, qu'on leur impose des règles, des nouvelles contraintes, sans avoir leur aval.Bref , je souhaite bien du plaisir au futur ministre de l'Education de Ségolène.
Lise aussi la réaction des socialistes:

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20061111.OBS9004.html
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commentaires

P
Je pense que  le temps de travail peut considérablement varier selon les situations, les disciplines et les niveaux. Prof de philo en début de carrière, je travaille au moins 35h à 40h  par semaine (4 classes soit 17 h de cours + 10 heures de correction soit 1 paquet de copies par semaine + 10 à 15 heures de préparation de cours ). Avec de l'expérience, je passerai sans doute moins de temps à préparer mes cours. J'ai auparavant enseigné le français en collège. Le  temps de correction des copies et de préparation des cours y était moindre, mais le temps passé devant les élèves était beaucoup plus fatigant : les problèmes de discipline qui se posent  dans certains collèges sont véritablement épuisants...  Ségolène Royal souhaiterait, si je l'ai bien comprise, que les élèves de collège puissent bénéficier au sein de leur établissement  de cours de soutien. Mais de tels dispositifs sont souvent déjà en place, dans nombre de collèges ou de lycées, pour le français ou les mathématiques, et le travail en groupe est prévu par les progammes. Cependant, le marché des cours particuliers fait florès. Je ne crois pas toutefois, contrairement à ce que laisse entendre Ségolène Royal, que les titulaires de l'EN fournissent le gros des effectifs des organismes privés vers lesquels les élèves se tournent : la rémunération est assez faible et n'attire généralement que des étudiants. Mais les élèves ont-ils vraiment besoin de plus de cours ? La France, selon l'OCDE, se classe parmi les pays qui donnent le plus d'heures aux élèves. Ce n'est pas forcément en faisant plus qu'on fera mieux... Cordialement, Plume
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L
oui je suis d'accord avec vous, je ne crois pas que ce sont des collègues qui donnent des cours particuliers. Quant à la charge de travail d'un prof de philo: elle est énorme au début puis diminue progressivement si tout va bien. Sauf si on obtient des classes prépas. Mais dans ce cas le travail est tout de même très gratifiant.Moi ce que j'ai trouvé le plus dur les premières années (les 18 premières années!) c'est lle temps de tranport - trois heures par jour (Paris-Melun). Usuel pour un prof.
P
Voici un extrait de l'édito du 13 novembre du Café Pédagogique qui se réfère à une enquête ministérielle relative au temps de travail des enseignants.Cordialement, Plumehttp://www.cafepedagogique.net/expresso/index131106.phpLe travail des enseignants est très officiellement évalué par le ministère. Une enquête ministérielle a établi qu'un enseignant du secondaire travaille en moyenne 39 h 47 par semaine dont 20 h 27 hors de la présence des élèves. Il consacre en moyenne 7 h 40 par semaine à la préparation des cours, 6 h 10 à la correction de devoirs, 2 heures aux contacts avec les parents et les élèves, 2 h 17 en documentation. Plus de la moitié de ce temps (13 h 25) est passé au domicile. Evidemment ces données varient selon la discipline enseignée dans une fourchette qui va de 35 h 30 à 42 h 55 hebdomadaires. La question de faire travailler les enseignants 35 heures par semaine est absurde : les professeurs dépassent déjà largement cet horaire. On peut même ajouter qu'alors que toutes les catégories de salariés ont connu une baisse sensible de leur temps de travail, le leur est resté inchangé. Profitons en pour évoquer les salaires. Si les salaires enseignants ne sont pas les plus bas, ils ont connu une baisse réelle de 2% de 2003 à 2004. Ils sont aussi, en France, parmi les plus bas des pays de l'Ocde (20ème rang sur 30). Selon l'Ocde, le salaire brut de mi-carrière d'un enseignant français dépasse à peine 30 000 dollars contre 45 000 aux Etats-Unis, 50 000 en Allemagne, 80 000 au Luxembourg. La perspective pour 2007 est pire encore puisque en réduisant les décharges horaires de 10%, le gouvernement vise à récupérer en moyenne 1 480 euros par an sur le dos d'environ 30 000 enseignants, selon les données mêmes de l'audit ministériel. Tout cela nous autorise à dire qu'une grande partie du débat actuel est tout simplement indigne. Il est honteux de donner à entendre que les professeurs sont paresseux. Il est scélérat d'insinuer qu'ils se sucrent sur le dos des familles. Il est inadmissible de faire des professeurs les boucs émissaires des difficultés financières de l'Etat.
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L
OK, dans l'ensemble bien sûr vous avez raison. Mais pour ce qui est du travail des profs, je me demande comment on fait pour le chiffrer. Ainsi même , ja ne travaille pas tant que cela.. loin  s'en faut . Quand je vois de tels chiffres,ça donne le vertige.Il est difficile quand même de dire combien d'heures on travaille. Quand on lit, quand on va au musée est-ce qu'on travaille? Et certains profs, comme moi, travaillent aussi dans leur domaine.. écrire des livres par exemple, est-ce comptabilisé dans le temps de travail?Nous avons quand même beaucoup de liberté, en tout cas dans les grandes classes.
P
Ci-dessous un extrait de l'édito du Café pédagogique du 13 novembre qui se réfère à une enquête ministérielle portant sur le temps de travail des enseignants dont on entend (trop) peu parler...Cordialement,Plumehttp://www.cafepedagogique.net/expresso/index131106.phpNous voulons ici revenir sur deux points qui nous semblent cruciaux pour les semaines à venir : le travail enseignant et le coût de l'enseignement. Lançons une première affirmation : il est ridicule de demander aux enseignants de travailler 35 heures par semaine : ils en font déjà 40. Le travail des enseignants est très officiellement évalué par le ministère. Une enquête ministérielle a établi qu'un enseignant du secondaire travaille en moyenne 39 h 47 par semaine dont 20 h 27 hors de la présence des élèves. Il consacre en moyenne 7 h 40 par semaine à la préparation des cours, 6 h 10 à la correction de devoirs, 2 heures aux contacts avec les parents et les élèves, 2 h 17 en documentation. Plus de la moitié de ce temps (13 h 25) est passé au domicile. Evidemment ces données varient selon la discipline enseignée dans une fourchette qui va de 35 h 30 à 42 h 55 hebdomadaires. La question de faire travailler les enseignants 35 heures par semaine est absurde : les professeurs dépassent déjà largement cet horaire. On peut même ajouter qu'alors que toutes les catégories de salariés ont connu une baisse sensible de leur temps de travail, le leur est resté inchangé. Profitons en pour évoquer les salaires. Si les salaires enseignants ne sont pas les plus bas, ils ont connu une baisse réelle de 2% de 2003 à 2004. Ils sont aussi, en France, parmi les plus bas des pays de l'Ocde (20ème rang sur 30). Selon l'Ocde, le salaire brut de mi-carrière d'un enseignant français dépasse à peine 30 000 dollars contre 45 000 aux Etats-Unis, 50 000 en Allemagne, 80 000 au Luxembourg. La perspective pour 2007 est pire encore puisque en réduisant les décharges horaires de 10%, le gouvernement vise à récupérer en moyenne 1 480 euros par an sur le dos d'environ 30 000 enseignants, selon les données mêmes de l'audit ministériel. Tout cela nous autorise à dire qu'une grande partie du débat actuel est tout simplement indigne. Il est honteux de donner à entendre que les professeurs sont paresseux. Il est scélérat d'insinuer qu'ils se sucrent sur le dos des familles. Il est inadmissible de faire des professeurs les boucs émissaires des difficultés financières de l'Etat. L'enseignement secondaire coûte-il trop cher ? Depuis deux ans, c'est devenu une rengaine à la mode : la France dépense trop pour ses collèges et lycées et pas assez pour ses universités. Effectivement l'Ocde a calculé que les dépenses cumulées pour la durée des études primaires et secondaires se montent à 85 084 dollars en France contre 77 204 pour la moyenne des pays de l'Ocde. On dépense en France en moyenne 7 807 dollars par élève contre 6 827 pour la moyenne Ocde. Le système éducatif paraît donc "riche", voir "gras" par rapport à ceux des voisins. Pourtant ces arguments comptables n'emportent pas l'adhésion. L'analyse plus fine des statistiques montre que la situation est plus complexe qu'elle ne paraît. Certes le budget de l'éducation nationale est passé de 55 à 65 milliards d'euros de 2000 à 2005. Mais cette hausse correspond à un simple maintien en terme de PIB (à 3,9% du PIB). La dépense intérieure d'éducation en France, après avoir progressé dans les années 1990, est même orientée à la baisse depuis 1998. Elle est passée de 7,6% du PIB à 7,2% en 2005. De même pourra-t-on remarquer que si la moyenne de l'Ocde monte à 77 204 $ par élève, elle dépasse les 100 000 $ aux Etats-Unis, au Danemark, en Norvège, au Luxembourg, en Italie etc. Mais, de toute façon, la productivité de l'éducation ne peut pas progresser avec le taux de scolarisation comme le souhaiteraient quelques commissaires aux comptes. Au fur et à mesure des progrès de la scolarisation, il faut mettre de plus en plus de moyens pour faire réussir les élèves qui restent en échec. Refuser de voir cette réalité c'est accepter de laisser tomber les élèves de milieu défavorisé. Faut-il couper court au débat sur le travail enseignant ? Nous ne le pensons pas. Ce que nous dit l'Ocde c'est que la France se classe dans les pays qui donnent le plus d'heures de cours aux élèves du primaire et du secondaire. Pourtant il est clair que les familles font davantage appel au soutien scolaire. Ce que nous savons c'est que la société demande à l'Ecole de transmettre davantage de compétences, d'intervenir de façon plus profonde dans l'éducation des enfants. Ce qui apparaît également c'est qu'il existe d'autres façons d'accompagner les élèves dans l'acquisition des connaissances et dans la construction de leur personnalité. Ce débat-là, sur les missions des enseignants, n'est pas contraire au compromis républicain et à la tradition de l'Ecole. Il mérite d'être poursuivi une fois balayées les formes abjectes du populisme.
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L
merci!

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  • : Professeur de philosophie. Auteure de "Cours particulier de philosophie" (Belin), "Oublier le bien, nommer le mal" (Belin), "L'art de Aristote à Sonic youth" ( Collection "Les contemporaines" ) Simplement Humains(Editions de l'Aube, 2019)
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