Résumé La fidélité, longtemps valorisée dans les sociétés traditionnelles, ne fut pas toujours dissociée de l’allégeance. En ce sens, son statut de vertu morale, en l'absence d'autonomie et de choix délibéré, reste à nos yeux problématique.
Les dérives criminelles d'une fidélité aveugle, notamment dans le contexte nazi, révèlent que la confusion entre morale et mœurs a suscité ou permis l'adhésion à des dispositifs inhumains. Dans la lignée de Socrate, Montaigne, Kant, Comte-Sponville et Jankélévitch, je défends l’idée que la fidélité - considérée comme vertueuse - n'est pas allégeance, obéissance voire soumission à un ordre moral non choisi mais exigence d'authenticité et de cohérence intérieure. Cette "vertu du Même », ainsi remaniée, constitue le principe fondateur de toute conscience morale : sans fidélité à soi-même, il ne peut y avoir ni pensée véritable ni humanité. A lire sur Academia Edu
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