Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 19:09

Lire le papier quelque peu désabusé de Alain Duhamel: la Chevènementisation de Ségolène Royal dans Libe (il pourrait dire aussi "la royalisation de Chevènement").
Il disent : ils sont en phase sur tout - ah bon (pourtant je n'ai jamais entendu Ségolène Royal prendre des positions  spécialement républicaines sur l'école..(à propos: il faut poser la question aux socialistes maintenant de la survie des classes littéraires et des langues rares).
Et puis sur l'Europe, il n'y avait pas un vague différend?
Sinon : je trouve génant que l'on distribue des circonscriptions (donc des postes de députés)  comme on donnerait des tablettes de chocolat à un enfant pour qu'il arrête de bouder. Si j'étais électeur des Bouches du Rhône  ou de la Creuse , je n'apprécierai pas de savoir qu'on a fait cadeau de ma circonscription à George Sarre ou à Sami Nair.
 Voilà pour la mauvaise humeur du jour.

Partager cet article
Repost0

commentaires

F
J\\\'entends bien votre objection.  J\\\'étais à la fois un peu rapide et provocateur sur le sujet. Je suis d\\\'accord avec vous sur le principe. Mais sans légitimer ce qui ressemble, même de très loin à un régime autoritaire, je pense que la difficulté est bien de passer de la théorie à la pratique, des principes à leur application. Or, la politique est affaire de compromis (qui ne sont pas des compromissions). N\\\'est-ce pas ce qu\\\'ont fini par comprendre les anciens guerilleros démocratiquement élus en Amérique latine ? (je sais tout n\\\'y est pas non plus au mieux dans le meilleurs possible).Quand je dis que le résultat compte, je ne veux pas dire que la fin justifie tous les moyens. Je veux dire, que pour le cas qui nous intéresse, si quelques circonscriptions sont le prix politique politique à payer pour la neutralisation de Chevènement et de sa pensée jurassique, que Ségolène Royal paye, l\\\'essentiel n\\\'est pas là.Je voulais dire aussi, qu\\\'il me semble que les citoyens attendent trop de pureté du personnel politique. Vous évoquez Delors. L\\\'homme est infiniment respectable, mais il n\\\'a pas voulu du pouvoir (voir Gladiator, d\\\'ailleurs, sur le sujet. L\\\'homme qui doit être mis au pouvoir est celui qui ne doit pas le vouloir). Vous évoquez Rocard, tout aussi respectable, mais dans un autre genre, et lui non plus n\\\'a pas accédé à la magistrature suprême.La politique n\\\'est pas que l\\\'art d\\\'exercer le pouvoir, c\\\'est aussi, dans une démocratie l\\\'art de le prendre. Vous parlez de manipulations et de fausses promesses, effectivement, la vigilance s\\\'impose (les actuels locataires de l\\\'Elysée et son passés maître en l\\\'art d\\\'expliquer que les vessies sont des lanternes). Mais pour le cas Chevènement, il s\\\'agit ni plus ni moins que de stratégie.Sérieusement, le risque est de penser la politique de manière seulement  kantienne alors qu\\\'elle est, me semble-t-il, de nature hobbésienne. Pour accéder au pouvoir, il faut... être le plus fort, et non être le plus noble, le plus valeureux, le plus droit, avoir raison, ou tout simplement avoir le droit etc.Deux exemples pour illustrer mon propos :Albert Gore perd les élections américaines, non pas parce qu\\\'il est le moins bon mais bien parce qu\\\'il a le moins d\\\'appuis à la cour suprême. Cette affaire donna même des idées à Berlusconi.Ensuite, on peut se hasarder à dire que le parti politique qui a sans doute le plus raison aujourd\\\'hui (et ce depuis René Dumont en 1974) c\\\'est le parti des Verts (pas d\\\'hivers, plus de banquise dans 30 ans... sans mauvais jeu de mots, cela fait froid dans le dos) et pourtant, politiquement, ils ne sont rien. Cela fait 30 ans qu\\\'ils parlent d\\\'énergie, du tiers monde, de géopolitique, de sous développement, de gestion des richesses, de l\\\'eau de l\\\'air, etc... ils ont raison, force est de le constater. Mais cela ne leur donne pas le pouvoir.
Répondre
L
Vous avez raison.. presque pour tout. Votre analyse est juste... mais mais mais "ceux qui voudront séparer la politique et la morale n'entendront jamais rien ni à l'une ni à l'autre" dixit Rousseau. Mais: peronnellement je ne peux pas donner ma voix à quelqu'un qui1) achète ses électeurs à coup de circonscriptions  (ils font pareil manifestement avec le PCF d'où l'impossibilitén pour MG BUffet de se retirer) 2) Mentent effrontément par ex. en disant qu'ils vont renationaliser EDF ou abolir la loi sur les  retraites (en laissant croire que l'on va revenir an arrière) Après cela, je sais, vous allez me dire que nous les électeurs nous devons opter pour le moins pire. Une seule solution. Quitter ce pays, aller vivre en Suisse, comme Johnny? En Finlande ou  autres pays scandinaves où les gens ne dissocient pas morale et politique. Autant que je puisse en juger (morale protestante) En attendant que les français se trouvent des hommes politiques francs et honnêtes. On en est loin
F
Je ne sais pas si l\\\'endroit est bien choisi pour engager une polémique, mais la République de De Villiers... ? C\\\'est une farce, un trait d\\\'esprit ? La République d\\\'un nostalgique de la chouanerie.... très drôle. Le rassemblement populaire et patriotique... s\\\'en est presque grotesque. Un peu de sérieux. Monsieur De Villiers, si d\\\'aventure il avait des idées claires sur le sujet, joue sur l\\\'extrême ambiguité de la notion de peuple (voir le Contrat Social, ou encore Les politiques, voire même Sieyes sur le sujet). Le peuple patriote de De Villiers ne saurait être républicain puisqu\\\'il est défini par des principes infra-politiques (la coutûme, la tradition, la religion, etc.) par un inidiviu qui, semble par ailleurs cultiver la haine de soi et la mauvaise conscience. Encore une fois, un peu de sérieux....Si les stratagèmes du PS et de Chevènement  ont des allures parfois un peu grossières, n\\\'oublions pas ce qu\\\'il y a à l\\\'horizon : un parti fasciste au second tour. Le PS est dans une situation très délicate, il ne peut pas se permettre de faire la fine bouche, et est obligé de négocier avec des partenaires qu\\\'il a parfois traité de manière peu sportive. Certains en profitent, au bon moment. Est-ce de l\\\'opportunisme, de l\\\'habileté ? Machiavel n\\\'est jamais loin. Mais en politique ce qui compte ce sont les résultats. Mendès France voulait rester pur, ne pas se salir les mains... On ne fait pas de politique sans mettre les mains dans le monde, et dans ce monde il y a des saletés qui se peuvent nettoyer et d\\\'autres qui provoquent des tâches ineffaçables.
Répondre
L
NON, : je ne peux pas vous suivre sur "en politique ce qui compte ce sont les résultats". Il y a certains procédés qui vont à l'encontre des résultats poursuivis (qui est de prendre le  pouvoir afin de mettre en place un régime moins injuste?) . Tout ce qui est de l'ordre de la manipulation, les fausses promesses... Je ne peux pas voter pour quelqu'un qui prend l'électeur pour un idiot. Je n'ai jamais eu ce sentiment avec Jacques Delors ou Michel Rocard par exemple.
A
Monsieur Chevènement renonce à être candidat. Tout son cirque pour en arriver à annoncer, dans une mise en scène convenue d’avance, son ralliement à Madame Ségolène Royal. Avec ce ralliement le NON de gauche (à la constitution européenne) n’en finit plus de ce dissoudre dans le OUI.  Il s’agit de la part de Monsieur Chevènement  d’une véritable abjuration. Avec ce reniement le candidat qui en 2002, fustigeant les deux candidats du « pareil au même » déclarait vouloir faire « turbuler le système » disparaît dans les poubelles de la petite histoire politique de notre pays.Ce reniement a débuté par un renoncement. Dès les résultats du premier tour, le 22 avril 2002, Chevènement déclare vouloir travailler à une recomposition républicaine de la gauche, abandonnant ainsi la ligne politique qui motivait sa candidature; à savoir la refondation  de la république sur des valeurs qu’il situe au-dessus de la gauche et de la droite, notamment l’idée de nation; et à l’aide d’un outil, le pôle républicain, sensé rassembler des républicains des « deux rives »  Il serait trop long d’énumérer les raisons de ce revirement.Le rassemblement populaire et patriotique autour des valeurs républicaines et souverainistes porté par Philippe De Villiers  me semble être dans l’esprit du pôle républicainhttp://pourlafranceetgroslay.over-blog.com
Répondre
L
permettez moi de vous signaler que , tout en ayant quelques réserves à l'égard des procédés du PS, je ne suis pas sur la même ligne "républicaine" que vous..