12 mars 2007
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CONCOURS D'ENTREE EN 2 ième ANNÉE
DE L'IEP DE LYON
10 mars 2007
Durée : 2 heures
Etude d'Ouvrage
Les candidats répondront aux questions suivantes, en se fondant sur la lecture de l'ouvrage de Marcel Gauchet, La condition politique, (chapitres 1 à 4).
1/ Un pouvoir s'exprime-t-il toujours sous la forme d'une autorité ? (6 points)
2/ Qu'est-ce que la raison d'État, d'où émerge-t-elle, et sous quelles formes s'exprime-t-elle ?
(5 points)
3/ Quel est le sens de la séparation du religieux et du politique, et comment s'exprime-t-elle ?
(5 points)
4/ Comparez la place du pouvoir dans les sociétés primitives et dans les sociétés instituées.
(4 points)
Vos réponses doivent être synthétiques (pour une écriture moyenne trente lignes maximum pour chaque question).
(Mon commentaire: la question 1 est délicate car on ne sait pas s'il faut répondre en général ou uniquement reproduire ce que dit Gauchet. Il me semble que l'opposition entre autorité et pouvoir est dans tous les cas la suivante:
Pouvoir: capacité de contraindre.
Autorité: capacité de se faire obéir, mais qui comporte toujours une dimension morale, une part de consentement. Elle renvoie à une légitimité que le détenteur du pouvoir ne tient jamais de lui-même (mais qu'il tient "d'un avant, d'un ailleurs, d'un autre"). L'autorité est une constante de toutes les sociétés. Elle est présente évidemment dans la famille : l' autorité de mon père lui vient de son père etc..
Quant au pouvoir: il faut distinguer pouvoir en général et pouvoir d'Etat. Dans les sociétés sans Etat,, il y a du pouvoir qui s'exprime essentiellement sous forme d'autorité (le chef, les anciens, les chamanes). Dans les sociétés modernes, il y a du pouvoir adossé plus ou moins à l'autorité, selon les cas. Dans le cas du totalitarisme, le pouvoir (capacité de dominer, d'opprimer) peut se passer d'autorité (dimension morale du pouvoir, légitimité) à l'inverse des sociétés primitives où l'autorité (des ancêtres, des héros, des Dieux) peut ne pas se traduire pas un pouvoir de coercition.
Le pouvoir totalitaire prétend être à lui-même sa propre source de légitimité.
Le pouvoir totalitaire se caractérise par "la disparition de la référence à un avant, à un ailleurs, à un autre"( p 11 4) autant dire par la disparition de l'autorité, au sens traditionnel en tout cas)
DE L'IEP DE LYON
10 mars 2007
Durée : 2 heures
Etude d'Ouvrage
Les candidats répondront aux questions suivantes, en se fondant sur la lecture de l'ouvrage de Marcel Gauchet, La condition politique, (chapitres 1 à 4).
1/ Un pouvoir s'exprime-t-il toujours sous la forme d'une autorité ? (6 points)
2/ Qu'est-ce que la raison d'État, d'où émerge-t-elle, et sous quelles formes s'exprime-t-elle ?
(5 points)
3/ Quel est le sens de la séparation du religieux et du politique, et comment s'exprime-t-elle ?
(5 points)
4/ Comparez la place du pouvoir dans les sociétés primitives et dans les sociétés instituées.
(4 points)
Vos réponses doivent être synthétiques (pour une écriture moyenne trente lignes maximum pour chaque question).
(Mon commentaire: la question 1 est délicate car on ne sait pas s'il faut répondre en général ou uniquement reproduire ce que dit Gauchet. Il me semble que l'opposition entre autorité et pouvoir est dans tous les cas la suivante:
Pouvoir: capacité de contraindre.
Autorité: capacité de se faire obéir, mais qui comporte toujours une dimension morale, une part de consentement. Elle renvoie à une légitimité que le détenteur du pouvoir ne tient jamais de lui-même (mais qu'il tient "d'un avant, d'un ailleurs, d'un autre"). L'autorité est une constante de toutes les sociétés. Elle est présente évidemment dans la famille : l' autorité de mon père lui vient de son père etc..
Quant au pouvoir: il faut distinguer pouvoir en général et pouvoir d'Etat. Dans les sociétés sans Etat,, il y a du pouvoir qui s'exprime essentiellement sous forme d'autorité (le chef, les anciens, les chamanes). Dans les sociétés modernes, il y a du pouvoir adossé plus ou moins à l'autorité, selon les cas. Dans le cas du totalitarisme, le pouvoir (capacité de dominer, d'opprimer) peut se passer d'autorité (dimension morale du pouvoir, légitimité) à l'inverse des sociétés primitives où l'autorité (des ancêtres, des héros, des Dieux) peut ne pas se traduire pas un pouvoir de coercition.
Le pouvoir totalitaire prétend être à lui-même sa propre source de légitimité.
Le pouvoir totalitaire se caractérise par "la disparition de la référence à un avant, à un ailleurs, à un autre"( p 11 4) autant dire par la disparition de l'autorité, au sens traditionnel en tout cas)