7 janvier 2007
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18:14
Je viens de voir ce film .Il faut y aller, il ne reste plus que trois salles à Paris qui le passent , à certaines heures.
J.CH. Klotz dit:
"On ne peut pas aborder la bête frontalement, on ne peut donc filmer que des traces"
C'est un film un peu aride, comme Shoah, mais vraiment lumineux (qui aide à comprendre!) et splendide. Voici ce qu'il écrit:
"De plus en plus la télévision fait du produit en série, formaté, prévisible,où la singularité du regard, l'oeil du témoin, n'a plus sa place. En faisant ce film, je voulais proposer une métaphore de notre rapport au monde, fantasmé ou désincarné, qui passe par ce filtre télévisuel biaisé. On délègue des porteurs de caméra pour se donner l'illusion d'agir, d'être présents, mais c'est un vaste mensonge. J'ai raconté cette histoire de l'intérieur, du point d evue du témoin, ce paillon face à la flamme: trop près de la réalité, on se brûle. Trop loin, on reste irrémédiablement àl'extérieur"
PS : Ne pas confondre JC Klotz et Nicolas Klotz
PS : lire dans cinechronique la critique d'Anaïs