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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 16:24
La connaissance peut être à la fois indirecte et fiable  comme l'explique ici Russell . Il ne faut donc pas confondre la connaissance et l'intuition (analogue à la vision) :



"Prenons, par exemple, les croyances nées de la lecture; si les journaux annoncent la mort du roi, nous sommes à peu près justifiés de croire que le roi est mort, car c'est là une sorte de nouvelle qu'on ne publierait pas si elle n'était pas vraie. Nous sommes aussi amplement justifiés de croire que le journal affirme la nouvelle de la mort du roi. Mais, en ce cas précis, la connaissance intuitive sur laquelle se fonde notre croyance, c'est la connaissance de l'existence d'un témoignage sensoriel dérivé du regard jeté sur les mots imprimés qui transmettaient la nouvelle. Cette connaissance s'insère à peine dans notre conscience, sauf pour une personne qui ne lit pas facilement. Un enfant a conscience de la forme des lettres et n'arrive que graduellement et péniblement à saisir ce que leur assemblage signifie. Mais quiconque a l'habitude de lire passe immédiatement à la signification que présentent les lettres assemblées, et n'a pas conscience, sauf en réfléchissant, qu'il a tiré cette connaissance de la sensation provoquée par la vue des lettres imprimées. Ainsi, bien qu'une déduction valide tirée des lettres, quant à leur signification, soit possible (et pourrait être faite par le lecteur), en réalité, ce n'est pas ainsi que les choses se passent, puisque le lecteur ne fait aucune opération qu'on pourrait appeler une déduction logique'. Cependant, il serait absurde de dire que le lecteur ne sait pas que le journal annonce la mort du roi.
Par conséquent, nous sommes obligés d'appeler connaissance dérivée tout ce qui résulte de la connaissance intuitive,  même par simple association, pourvu qu'il existe une relation logique valable et que la personne en question puisse prendre conscience de cette relation par réflexion".
Bertrand Russell, Problèmes de philosophie (1912),trad. S. M. Guillemin,Payot, coll. «Petite Bibliothèque»,
1980, p. 155-156.

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commentaires

A
Alceste n'a pas aprécié cet article, jugeant que sa position y est "exposée de façon totalement erronée, avec, en prime, un contenu stupide". L'intégralité de sa réponse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Alceste/De_l%27unit%C3%A9_de_l%27Humanit%C3%A9_ou_du_syndrome_de_Babel
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L
je ne comprends pas très bien, j'avoue..