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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 14:08

Faut-il sauver le libéralisme ?

 

 

 

 Voici la présentation de P.H. Tavoillot du livre de « Faut-il sauver le libéralisme » (Grasset, 2003)

 

Lors d’une  une séance du Collège de Philosophie. Monique Canto-Sperber et Nicolas Tenzer avaient accepté de nous livrer leur sentiment et leur analyse sur cette thématique en débattant ensemble sur les trois questions que l'équipe du Collège de Philosophie leur avait posées. Je me permets d'en rappeler ici la teneur

 

1) Quels sont les motifs de la haine du libéralisme ?

 

Si l'on essaie de comprendre les raisons de la haine du libéralisme, au-delà des motifs propres à la tradition française, ne peut-on pas identifier deux éléments ? D'une part, nous vivons, quoi qu'en disent les paranoïaques de la vigilance, dans des sociétés où la liberté règne comme jamais. Jamais l'individu ne s'est vu reconnaître autant de droits intangibles. Dans ce contexte, le libéralisme n'a-t-il pas épuisé ses promesses, non parce qu'il les aurait trahies sur l'autel du grand capital, mais au contraire parce qu'il les aurait trop bien tenues ? Le libéralisme n'est-il pas haï tout simplement parce qu'il a réussi, parce qu'il est un acquis solidement ancré dans nos démocraties contemporaines ? D'autre part, nos sociétés de liberté sont aussi des « sociétés de la peur » l'angoisse des fende, mains y a remplacé la confiance en l'avenir, le risque a détrôné le progrès, la maîtrise techno-scientifique est devenue une menace tout autant qu'une solution. Face à cette peur généralisée et multiforme, le libéralisme semble n'apporter aucune réponse ; pire, c'est la liberté elle-même qui fait peur.

Que pensez-vous de ce diagnostic ? Quelles perspectives le libéralisme peut--il offrir à ces deux défis du renouvellement de ses promesses, d'une part, et d'une thérapeutique de la peur, d'autre part ?

 

2) Le libéralisme est-il voué   se confondre avec le néo-libéralisme ?

 

La distinction entre un « bon » libéralisme politique et un « mauvais » libéralisme économique (ou néo-libéralisme) peut-elle être tenue ? Dès lors que l'individu est posé en valeur suprême de la société, comment affirmer une limitation des prérogatives de l'individu par la société ?          Bref, comment est-il possible de déduire du dispositif libéral l’idée d’une régulation collective ou d’une limite à la loi du marché ?

 

3) Quelle place le libéralisme occupe-t-il dans l'éventail des références politiques contemporaines ?

 

Sans que nous assistions le moins du monde à un effacement du clivage partisan gauche droite, il semble à tout le moins que nous vivions un brouillage des principales références politiques en France. Sous réserve d'inventaire, on peut en distinguer trois principales : le libéralisme, le républicanisme et le socialisme. Comment évaluez-vous leur évolution et l'évolution de leur antagonisme ? Une motion de synthèse, comme on disait jadis, ne représente-t-elle pas le fonds commun de notre actualité politique ?... Pour quels effets ?

 

De 2003 à 2006, il faut reconnaître que sur ces trois thématiques rien n'a vraiment changé et que la question libérale reste posée.

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commentaires

F
Stop stop, je modifiais juste mon commentaire précédent !
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F
C'était une modif' pour mon commentaire précédent ! :)
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M
Pourquoi remplacer totalitaire par autoritaire? ça ne désigne pas la même chose.L'URSS était un régime totalitaire, la Russie est aujourd'hui un régime autoritaire.
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L
<br /> un régime post-totalitaire pour être exact...<br /> <br /> <br />
M
Je n'ai pas le droit au bourse du CROUS, en fait à Sciences Po, les bourses sont attribués à ceux qui ont les bourses du CROUS! Le problème n'est pas d'être boursier en fait, le problème est la vie à Paris par rapport à la province, en province, je peux m'en sortir, à Paris, rien n'est moins sur, il faudrait que je trouve un job à côté... Mais bon, quand on veut on peut, alors si j'entre à Paris (peu probable quand même), je ferai quelques sacrifices et ça devrait aller.
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L
<br /> oui, quand on veut on peut, aucun doute pour ce qui vous concerne!<br /> <br /> <br />
F
Remplacer totalitaire par autoritaire*
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L
<br /> ? koi koi koi ?<br />  ce sont deux mots qui désignent des réalités qui n'ont strictement rien à voir.<br /> <br /> <br />
F
Merwan, je pense qu'on a tous les deux la même idée du truc. Je te lis et je retrouve ce que je pense. En effet ( bon peut etre avec des mots qui font que l'on s'est mal compris ) on décrit tous les deux la même pensée, à savoir que dans les pays totalitaires ( au hasard ) on enseigne la philo, mais que ce n'en est pas, que c'est bien de la propagande, mais que pour faire bien ( oui parce qu'appeler le cours "propagande" ça la ferait pas très bien.. ) ils appellent ça philo. <br /> Mais comme explicité encore et encore par madame hansen love la propagande est l'opposé de la philo ( ou antithèse, oui ). De fait il semble assez paradoxal donc de faire croire à un cours de philo dans un pays totalitaire...<br /> <br /> Mais bon paradoxal pour nous car nous sommes extérieurs aux pays de ce type, mais à l'intérieur de ceux ci la vision est je pense complètement différente puisque je ne crois pas que l'on ait conscience de subir de la propagande, ainsi que de vivre sous un régime totalitaire ( quoique même de l'extérieur, il a fallu longtemps aux communistes français pour voir la réalité de l' URSS...).
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L
<br /> c'est le propre de la propagande, ou endoctrinement. On ne sait pas qu'on est endoctriné! Si on le savait , on ne serait aps endoctriné.<br /> (Attention au relativisme, Flo: "eux voient les choses autrement, pour eux c'est de la philo")<br /> <br /> <br />
M
Ce compliment me fait très plaisir venant de vous.J'espère effectivement réussir à entrer dans un IEP, Paris évidemment mais bon sur celui-ci en plus du niveau qui me semble un peu trop au dessus du mien, la vie est très chère à Paris, et même si je ne suis pas un pauvre (sans connotation péjorative), je n'ai pas les moyens de vivre à Paris, mais bon, je vais déjà tenter le concours et puis on verra bien ce que ça donnera.
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L
<br /> il y a des bourses, non?<br /> <br /> <br />
M
"Ce n'est pas parce qu'on dit qu'on fait de la philo qu'on fait de la philo. Ce dont vous me parlez est de l'idéologie déguisée."C'est exactement ce que je pense, c'est pour cela que j'ai dit "régimes totalitaires voire (le "même" je le censure à tout jamais promis ) autoritaire" puisque la Russie n'est pas un régime totalitaire, pourtant la philo y est enseignée de façon étrange, pas encore de la propagande mais presque, c'est pour cela que je dirais que même dans des régimes autoritaires, il n'y a pas de philo au sens où en philo on ne met pas de côté les notions qui embarrassent. Donc, en résumé, je dirais que la philosophie est la propagande sont très différentes, ne peuvent cohabiter, que la philosophie est un enseignement qui est supprimé dans le totalitarisme au profit d'une propagande affichée, dans les régimes autoritaires, c'est plus complexe étant donné qu'on prétend enseigner la philo, alors qu'en fait, celle-ci s'apparente à de la propagande que je dirais "plus soft" que dans le totalitarisme, ce n'est donc pas de la philo, de même que la République démocratique et populaire d'Algérie n'est pas une démocratie.Ainsi
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L
<br /> la phlosophie et la propagande ne sont pas "très différentes"!<br />  l'une est l'exact antithèse de l'autre. la philoosphie est de l'anti-propagande.<br />  enfin sinon, vous raisonnez bien et vous avez l'esprit clair. Vous devez avoir une place à IEP!<br /> <br /> <br />
M
Quand je dis voire autoritaire, c'est qu'il y a des régimes où la philo qui est enseigné, c'est une vision de la philo qui est dans ce cas différente de la notre. Après, je me fais cet avis sur plusieurs expériences: la première, dans ma famille une personne a fait au lycée il y a 4 ans un échange avec la russie, donc cette personne est allé en Russie, et le cours de philo, oui, il y en a, mais on ne parle pas de tout, on élimine tout ce qui fait trop référence à la démocratie, aux libertés et on se concentre sur le reste. C'est cela que je veux dire, une sorte de philo qui semble parler de tout, confronter les avis, mais on n'insiste pas voire on ne parle pas de certains sujets qui critiquerait indirectement (puisqu'un auteur du XIXème qui parle de démocratie ne critique pas directement Poutine) le régime en place et du coup, ce n'est plus de la philo.Après, ce n'est peut-être pas une bonne expression que j'ai utilisé, mais je n'ai pas trouvé mieux! Pour flo, ça suffit! il n'y a ni philosophie orientée, ni propagande philosophique, il y a philo OU propagande.
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L
<br />  Ce n'est pas parce qu'on dit qu'on fait de la philo qu'on fait de la philo. Ce dont vous me parlez est de l'idéologie déguisée. C'est exactement comme la démocratie, le mot<br /> est  utilisé pour donner le change.<br />  Vous n'allez pas me dire " A chacun sa conception"  (de la philosophie, de la démocratie) , par pitié   <br /> <br /> <br />
D
Votre article a soulevé beaucoup de questions intéressantes ! Dommage qu'il n'y répond pas ...
Répondre
L
<br /> Ah mais cela, c'est la propre de la philosophie (contrairement à la propagande, voir le débat avec Flo et Merwan)<br /> <br /> <br />