Libéralisme : Ce terme (etym : latin liberalis, « bienfaisant », « généreux ») a eu des sens variables, notamment selon les époques.
Sens classique : La conception « libérale » de la société, dont Locke, Montesquieu, Benjamin Constant et Tocqueville furent des représentants, repose sur l’idée que les individus ont des droits inaliénables (sécurité, propriété, libre expression..) qui sont ancrés dans la nature, et que l’Etat a pour vocation essentielle d’établir et de préserver. S’il ne le fait pas, l’individu a le droit de désobéir.
Sens actuel : Il faut bien distinguer le libéralisme économique et le libéralisme politique.
Le libéralisme économique est la doctrine suivant laquelle les lois du marché sont, globalement, autorégulatrices et ne doivent donc pas être entravées par les autorités publiques. Cette doctrine s’oppose diamétralement aux revendications collectivistes et planificatrices (appropriation collective des moyens de production, réglementation du travail, protectionnisme etc..).
Le libéralisme politique est la doctrine politique qui met en avant les droits formels (« droits de.. ») des individus et qui exprime des réserves concernant les revendications illimitées (« droits à.. ») ou encore « créances » que l’Etat prétend assurer mais qu’il n’a pas toujours le pouvoir de garantir effectivement, tels que par exemple, outre le droit au travail, le droit aux études supérieures, le droit à un logement décent, aux loisirs et désormais, à un environnement non pollué. Les libéraux estiment en général qu’il est vain et même contreproductif de promettre ce que l’on n’est pas en mesure d’accorder, et, en outre, que la demande d’égalité peut contrecarrer l’exigence de liberté. Ils valorisent l’initiative individuelle et redoutent les dérives et les incuries des « Etats- providence » (déficits publics).
Sur le plan des mœurs, les libéraux considèrent que l’Etat doit laisser chacun décider de la manière dont il veut rechercher le bonheur. Du point de vue français, le libéralisme rejoint donc la laïcité.
Il faut cependant remarquer que « libéral » en France désigne une sensibilité de droite alors qu’aux Etats-Unis les libéraux sont les démocrates.
Les « libéraux » -notamment américains - défendent aussi une certaine conception de l’éducation, dont on peut trouver par exemple une illustration chez le philosophe américain Léo Strauss
http://www.hansen-love.com/article-10141246.html
Et le Monde : L’irruption du mot « libéralisme » jette le trouble au Parti socialiste
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En France, le socialisme et le libéralisme ont connu une histoire contrariée