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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 14:27

J'ai été interviewée par le journal l'Etudiant, à propos de la correction du bac . J'ai insisté sur les énormes éfforts que nous  faisions pour ne pas être trop "subjectifs", pour éviter les mouvements d'humeur, pour ne pas être injustement sévères, pour tempérer les aléas inévitables de la correction..

 Pour finir j'ai dit que nous étions conscients de notre "faillibilité".

 Il y a eu une erreur, ou une coquille.

 

On lit finalement "nous ne sommes pas fiables" ce qui est un contresens sur mon témoignage,

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 10:05

Vous lirez ici le commentaire d'Olivier Pourriol

 

le monde

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 10:00

Mes commentaires sur les sujet de bac (avec vue sur la Tour Eiffel) sont en ligne...

 

http://www.youtube.com/watch?v=qhSK2j_nChI

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 11:42

La science parvient-elle à la vérité ?

 

 On associe spontanément science et vérité, et on a raison de le faire. Quand des vérités établies par une science selon un  protocole précis et rigoureux  sont contestées au nom de l’opinion ou du préjugé,  on sait, bien sûr,  que la vérité doit se trouver du côté de la science. Pourquoi ? Parce que les vérités établies par la science font l’unanimité (des savants  dans un premier temps) et parce qu’elles font leur preuve par leur efficacité ; les prévisions  scientifiques sont fiables, la médecine scientifique, par exemple, nous  apporte assez souvent la preuve de sa validité.

 Faut-il pour autant en déduire que la science « parvient à la vérité » ? Pour cela il faudrait que la vérité soit un lieu, un espace, un abri, où l’on puisse séjourner.  Cette représentation présuppose que la vérité existe, donc  préexiste à la recherche comme une  réalité en soi. Ce présupposé nous semble très  contestable.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 11:37

 

Toute prise de conscience est-elle libératrice ?

 

Introduction

 On associe très spontanément l’inconscience et l’irresponsabilité,  et l’on admet également que les illusions sont une source d’aliénation.  Il est donc logique de considérer que la prise de conscience (d’une réalité qui nous écrase ou d’une idéologie qui  nous mystifie) est un premier pas vers la liberté. Et telle fut la leçon de l’immense majorité des philosophes, de Socrate à Spinoza ou Sartre, en passant pas Descartes et  Freud : commençons par prendre conscience des causes qui nous font agir, et nous parviendrons déjà à  écarter une conception illusoire du libre arbitre. La philosophie nous  recommande donc   de « marcher les yeux ouverts », et de préférer la vérité qui dérange à l’illusion qui nous prive de notre liberté. Cependant,  on peut aussi observer que certaines prises de conscience  sont en premier lieu traumatisantes, (comme l’a montré Freud) tandis que d’autres sont désespérantes. Il n’est donc pas certain que toute prise de conscience soit  par elle-même, et indiscutablement,  libératrice.

 

 (PS: attention, je cite ici des philosophes, mais ce n'est pas du tout une obligation, bien au contraire, ce n'est pas forcément conseillé en introduction)

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:19

Clichés, idées reçues, idées fausses  à éviter au bac 

« Ce qui est vrai pour moi est vrai -par exemple, le beau, ou l’existence de Dieu ».

C’est une contre vérité, une opinion anti-philosophique. Au contraire, la philosophie se définit par la recherche de la vérité, c’est-à-dire de thèses, de théories ou de propositions qui sont susceptibles de faire l’unanimité. Ce qui  qui n’est vrai que pour moi .. n’est donc  pas « vrai » !

 « La science cherche des vérités absolues » (faux : la science ne prétend pas atteindre des vérités absolues et ne vise  que des vérités partielles et relatives).

«  Les hommes ont de tout temps recherché la vérité » (faux : avant  la science  et la philosophie (en gros 6 ième siècle av . JC), on pensait que  la vérité, c’était  ce qu’il ne fallait pas oublier, autrement dit les croyances ancestrales. En Grèce le mot vérité est « alèthéia » qui veut dire : le non-oubli.

 « Tous les hommes recherchent la vérité » (faux : seuls certains hommes, dont  les savants et les philosophes,  les journalistes, les juges aussi, les médecins etc… recherchent la vérité. Sûrement pas tous les hommes).

«  Le bonheur est le but de la vie » (Non : même si tous les hommes recherchent le bonheur, ce n’est pas forcément LE but de la vie. Il peut y avoir d’autres buts. C’est ce que pense Kant).

 « Kant veut imposer une morale unique à tout le monde » (faux : Kant ne veut rien imposer du tout. Il réfléchit aux conditions de possibilité d’une morale universelle).

 « Quand on agit moralement, c’est pour se donner bonne conscience » (c’est un contresens sur la conscience morale. Vladimir Jankélévitch a montré pourquoi la conscience morale scrupuleuse est toujours malheureuse -  au contraire).

 « Personne n’a  jamais fait quelque chose de  désintéressé » (variante du précédent .Si c’était vrai, il faudrait mettre à la poubelle tous les écrits de Kant sur la morale, car  Kant  définit les comportements  moraux  par leur caractère  désintéressé. Si vous pensez cela, ne le dites pas le jour du bac).

 « La science détient la vérité » (faux : la science propose des théories qui rendent compte partiellement de  la réalité, mais qui ne sont jamais définitives ni complètes. Elle ne peut « détenir » quoique ce soit).

 « Ce qui, dans la science, est vrai à un moment,  devient faux par la suite, et vice versa » (inexact : les thèses  scientifiques sont provisoires, mais elles ne sont pas annulées ni renversées ni réfutées  par les théories ultérieures. En revanche, elles sont en règle générale, affinées, nuancées, complétées,  englobées dans des théories plus complètes, et donc  relativisées. La thèse de Ptolémée (90-168)  (« la terre est le centre du monde ») n’était pas vraie, ni scientifique. Mais  à l’époque on tenait pour « scientifique » toute représentation cohérente et complète des phénomènes. La conception de la science était encore floue.

 « Rousseau veut retourner à l’état de nature » (faux et absurde. Nul ne peut vouloir sérieusement  revenir en arrière, nul ne peut abolir la civilisation).

 « Platon pense que l’art est inutile et le condamne » (faux : Platon ne critique que la poésie et la peinture).

« Le projet politique de Rousseau dans le Contrat social est utopique » (inexact. Ce n’est pas un projet politique mais une théorie qui sert de référence pour juger ce qui est souhaitable)

 « Pour comprendre une œuvre d’art, il faut en déchiffrer le message » (faux : les œuvres d’art n’ont pas forcément un message ; mais surtout, en art, le contenu ne peut être dissocié de la forme. Donc le « message », c’est ce qui, dans l’oeuvre, ne relève pas de l’art).

 « L’art abstrait a pour contenu des idées abstraites » (faux : l’art abstrait ne cherche pas à communiquer des idées).
 « La religion peut se définir comme le fait de croire en un Dieu » (faux : la plupart des religions pratiquées dans le monde aujourd’hui même ne se réfèrent à aucun Dieu  (animisme, fétichisme, chamanisme, bouddhisme, syncrétisme etc…) ou bien à plusieurs  divinités.

« Les stoïciens sont fatalistes et résignés »  (faux : la doctrine stoïcienne prône un coopération active et joyeuse au destin).

 « Pour la doctrine déterministe, l’homme n’est pas libre » (faux : c’est la fatalisme qui nie la liberté, pas le déterminisme).

 « Machiavel défend dans Le Prince un régime de type dictatorial » (faux : Machiavel est républicain, mais il constate que la fondation d’un Etat appelle des procédés souvent violents).

 « La beauté est relative au goût de chacun » (faux : l’agréable varie selon le goût de chacun, au contraire le beau est susceptible de plaire universellement)

«  Les philosophes pensent que l’homme doit en toute circonstance  suivre la raison » (faux : Pascal a dit que c’est une erreur de croire que l’homme n’est constitué que d’une partie rationnelle. Saint Augustin,  Kant etc… estiment eux aussi que la raison seule ne suffit pas pour mettre l’homme sur la voie du salut. D’autres encore (Nietzsche, Heidegger) critiquent la raison.

 « La démocratie est le régime politique  le meilleur » (soit, mais en même temps :   c’est « le pire de tous - à l’exception de tous les autres » selon Churchill)

 « Les philosophes veulent « éradiquer » toute opinion » (faux : Platon par exemple,  insiste sur le rôle de  l’opinion droite dans le Ménon. H. Arendt montre qu’il ne peut y avoir de démocratie fondée sur le savoir incontestable  de ce qui est juste ou vrai, un tel savoir n’existe pas, et aucun homme ne peut se prévaloir de ce type de savoir.

 « Toute inégalité est injuste » (faux : revoyez votre cours sur la justice)

 « La justice, c’est de traiter tout le monde également » (faux, parce que réducteur : revoyez la définition de la justice et de  l’équité).

« Aimer ne peut être un devoir, car on ne peut se forcer à aimer » (à nuancer : revoyez votre cours sur la morale de Kant).
 « Parce que nous vivons en société, nous ne pouvons être libres » (faux : l’homme ne peut se passer de ses semblables, car il est un « animal politique » (Aristote)  ). C’est un songe creux de croire qu’à l’ « état de nature » ou bien  loin de toute société (cf le film  Into the wild) nous pourrions être heureux et libres. Seuls des êtres d’exception peuvent y parvenir, et en général soit ils ont la foi, soit ils écrivent pour la postérité, comme  le fameux philosophe américain Thoreau (1817-1862).

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 12:06
Ce sera le sujet du prochain Répliques, sur France  Culture le 23 janvier  à 9h , avec Richard Descoings.
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 21:50
On apprend que la danse pourrait être  à la source de la religion...
 Ceci complète de façon originale la thèse que je défends dans l'article  " Pouvons-nous nous passer de religion?" ( "La philo en dix leçons")
 La religion est socialement utile- au moins au départ - en tant que discipline qui imprime dans le corps (dans les neurones) un certain amour  pour la  collectivité (lequel se manifeste notamment par le plaisir de danser ...ensemble..). Spinoza dit que nous aimons ce qui nous donne du plaisir. Si nous dansons tout en invoquant une force surnaturelle, nous pourrons décider que cet objet d'amour est aimable, et est Dieu...
 L'article est sur Slate.fr  Dieu est un phénomène neurologique  (New York times)
 (on pourrait aussi évoquer le football, notre nouvelle religion: voir à ce sujet Jean-Marie Brohm
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:54
J'ai fait des fiches : ici
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 19:39
Voici un quiz associé à mon livre "La philo en dix leçons"
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