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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 17:47

                                                                                      









   Trouver le temps d'aller voir l'expo à la Fondation Cartier -ce n'est pas loin du lycée! Libe

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 13:23
Voici le papier de  sur le Nouvel Obs :
sur le chat "qui ne sert à rien, mais qui nous est indispensable"
Comme la philosophie.


A quoi sert le chat ?
par Frédéric Vitoux
"Tous les animaux parlent, excepté le perroquet qui parle », écrivait Jules Renard. Des langages animaliers, celui du chat demeure le plus mystérieux, le plus hiéroglyphique, dira-t-on volontiers, tant le chat et l'Égypte ont appris à faire bon ménage il y a quelquesmilliers d'années. Est-ce pour cela que l'on se noie si volontiers dans l'énigme de son regard ? On dialogue avec un chien. On capte le sonar des dauphins. Le cheval répond à son cavalier. Mais le chat ? Il ne répond pas. II ne se dresse pas. Il ne fait pas le beau, il est beau, cela lui suffit. En bref, il est aux abonnés absents. Inutile de lui laisser un message. Il s'en moque.
La tentation est donc grande de faire parler les chats, de se rattraper en somme de cette frustrationou de ce vertige éprouvés face à eux. Bien des poètes et des écrivains'y sont risqués, les malheureux ! Citons pour le plaisir un livre, unseul, un chef-d'oeuvre, «le Chat Murr », d'E.T.A. Hoffmann, puis fermons la parenthèse... et ouvrons-nous aux mystères du chat ! Il est l'animal domestique par excellence, c'est-à-dire le seul qui ait réussi à domestiquer l'homme et non le contraire, et d'un autre côté il incarne la vie sauvage à l'état pur. Ce qu'a si joliment souligné Alexandre Vialatte, disant de lui : « Dieu l'a fait dans Sa grande bonté pour que l'homme puisse caresser le tigre. » II est le symbole du confort,de la placidité obstinée, de la somnolence philosophique. Mais, plus vif que l'éclair, que la passion, que le caprice, il bondi soudain, il est là, il n'est plus là, il bascule dans une autre dimension spatio-temporelle, c'est un animal de science-fiction. Pour un écrivain, il sert de presse-papiers, de correcteur ou de censeur. Aussi sec, il le laisse en plan, et bonsoir ! Il incarne précisément tout ce qu'un romancier ne pourri jamais capturer. En un mot, ï est un professeur d'humilité Mais arrêtons là ! On a compris que le chat, qui ne sert rien, nous est par cela même indispensable".     F. L
 LE NOUVEL OBSERVATEUR

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 13:22

                                           


Et donc Descartes se serait trompé? Lire l'excellent dossier du  Nouvel Obs cette semaine (si vous n'avez pas déjà lu le chapitre de mon livre sur ce même sujet:)

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 17:46
J ' avais mis le papier le Patrick Decleck en ligne le 25 novembre sous le titre "Ridiculiser la religion est une vertu" . Vous trouverez aujourd hui la réponse (un peu furax) d un chrétien : Bertrand de Lacombe dans le Monde
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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 11:25


A lire dans le Monde (excellent journal , que je vous recommande!),  par Fabienne Farge (journal electronique)
Pour ceux qui ne sont pas encore abonnés, voici un extrait :
 "Le meurtre d'un bébé dans " Naître ", d'Edward Bond, avait choqué à Avignon. La mise en scène d'Alain Françon est à Paris .

 "Meurtres. Sacrifices humains. Cannibalisme. Guerres. Massacres. Le théâtre a partie liée avec la violence depuis qu'Eschyle a inventé la tragédie grecque avec Les Perses (violence collective de la guerre) et L'Orestie (violence intime de la famille), aux alentours de 470-46o av. J.-C.
Vieux débat, donc. Qui resurgit depuis quelques années à travers plusieurs spectacles, questionnant la manière de représenter la violence, ses effets sur les spectateurs et la responsabilité du théâtre. Ce fut le cas, l'été dernier, au Festival d'Avignon avec une pièce du Britannique Edward Bond : Naître, mise en scène par Alain Françon, le patron du Théâtre national de la Colline, à Paris, où le spectacle est repris jusqu'au 22 décembre.....
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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 11:00
Du blasphème comme nécessité

Le texte de Patrice Declerck qui suit (paru hier dans le Monde , journal que je vous recommande vivement)) est une provocation!
 Je me permets de rappeler que la provocation, en philosophie est une ... disons, tradition (cf Nietzsche ou Sloterdijk aujourd'hui)




"Toutes les religions sont mortifères, tous les monothéismes détestables. Non, il n'est pas irresponsable de le proclamer  à propos de l'affaire Robert Redeker, professeur de philo
sophie menacé de mort après avoir osé critiquer l'islam dans une tribune parue dans Le Figaro, Renaud Donnedieu de Vabres, successeur d'André Malraux au ministère de la culture s'est, le 20 novembre, cru obligé de rappeler « le devoir de responsabilité aux élites ». « La science, précisait le ministre, peut aussi être mise au service de l'intelligence, pas de la caricature. » Et tout en trouvant évidemment « honteux » que M. Redeker ait été menacé de mort, il a reproché à la tribune signée par ce dernier de ne pas être « sophistiquée »...
Je ne sais trop ce que le ministre de la culture entend par les « élites ». Je sais encore moins, au vu de ses propos chattemites, ce qu'il veut dire au juste par « devoir de responsabilité ». Ce que je sais, en revanche, c'est qu'après Nietzsche et Freud il est difficile à. un lettré de considérer autrement le fait religieux que comme une béquille métaphysique à l'usage des esprits épuisés que l'inéluctabilité de la mort et l'horreur de la corruption des corps effraient au-delà de ce que leur faiblesse peut supporter.
Cette terreur les conduit alors à se bricoler pauvrement des arrière-mondes consolateurs des misères d'ici-bas, un ici-bas dévalué au profit de promesses eschatologiques de rédemption post-mortem. Monnaie de singe avec laquelle les prêtres et la divinité récompensent les comportements dits « moraux », dont la toxicité et la folie se déclinent du simple jeûne à l'autoimmolation, en passant par les mutilations sexuelles. Les religions, toutes les religions, sont ainsi des délires de l'humanité et, comme le démontrent ad nauseam l'histoire et l'actualité, des délires dangereux.
Non seulement on ne voit pas en quoi il serait « responsable » de taire une telle position critique, mais il apparaît au contraire que le devoir le plus élémentaire est de lutter contre ces entreprises d'essence mortifère que sontles religions. Non seulement il ne leur est dû aucun respect intellectuel et éthique au-delà du cadre légal de l'exercice de la liberté de culte, mais encore convient-il de les combattre philosophiquement en en dénonçant, chaque fois que faire se peut, l'imbécillité, la fausseté, la dangerosité, l'escroquerie, et le grotesque profond. Ridiculiser la religion est une vertu. Le blasphème, à propos duquel il faut d'ailleurs rappeler la notion logique et théologique élémentaire qu'il ne concerne stricto sensu que le croyant luimême, le blasphème est, plus que jamais, non seulement excusable -mais nécessaire. Il doit être clairement et hautement revendiquéen tant que droit.
Par ailleurs, si le fait religieux peut en toute légitimité être objet d'anthropologie, de sociologie ou d'histoire, « la science » - même dans la version précautionneuse ment désincarnée et châtrée à laquelle semble rêvasser le ministre de la culture -, confrontée à la réalité objective des contenus de croyances telles, par exemple, la résurrection d'un crucifié, l'exigence de l'ablation du prépuce comme signe de reconnaissance divine ou l'efficacité de la lapidation  de Satan à La Mecque, « la
science   » n'a pas fini de rigoler...(1
Quant à la « sophistication »_ réclamée par M. Donneriez de Vabres et ses émules, elle n'est que le masque de la litote. Une litote méprisable parce que lâche. A ces humanistes d'un nouveau Munich [accords entre Daladier,et Chamberlain, Mussolini et Hitler, le 30 septembre 1938, qui ont permis l'invasion allemande de la Tchécoslovaquie], à ces bradeurs' de cinq siècles de luttes occidentales pour se débarrasser enfin de l'étouffante étreinte de la peste chrétienne, à ces Daladier de l'insidieuse banalisation de l'inacceptable, à ces colporteurs du gnangnan orientaliste, rappelons que parmi la communauté musulmane néerlandaise, à l'atroce nouvelle de l'assassinat de Theo Van Gogh, ils furent à peine 200 à crier leur indignation à La Haye, le 6 novembre 2004. L'immense majorité des 900 000 autres musulmans, terrassés, il faut croire, par une indicible émotion, restèrent chez eux...
J'ai déjà eu l'occasion de dire dans ces colonnes ma détestation de l'islam en particulier et des autres monothéismes en général. Je persiste et signe.
 Patrick Declerck
Membre de la Société psychanalytique de Paris et écrivain

Sur ce sujet, je recommande la lecture de Science et religion de B. Russell
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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 17:33
Et pourtant un tableau de Willem de Kooning, datant de 1977, a été vendu hier 27,1 millions de dollars
Comment cela peut-il s'expliquer?
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:47
Colloque sur Levinas , voir le programme sur www.bpi.fr


"La question de l'étranger occupe une place centrale dans la philosophie d'Emmanuel Levinas. hétranger privé de tout statut et défini comme « l'indésirable par excellence » témoigne en effet d'une vérité sur « l'incondition » de tout homme, c'est-à-dire sur sa vulnérabilité essentielle.
La nudité du visage et sa mort à chaque instant possible caractérisent cette « incondition ». Bien des hommes cherchent à la fuir. Ils s'efforcent d'être « chez soi » dans le monde et de jouir du droit d'être sans avoir à en répondre. Telle est, pour Levinas, la tentation récurrente du paganisme. Pourtant, lorsque le visage de l'étranger saisit celui qui le regarde, il prend à rebours son inclination à croire en sa propre primauté. Ce visage semble se tenir dans la trace d'un Dieu absent qui oblige à une responsabilité irrécusable pour lui.
L'étranger incite à rompre avec les horizons familiers de la philosophie: le propre, l'essentiel, le même, l'identité. Il récuse par avance toute idée qu'on croit pouvoir se faire de lui ou d'elle : le fils et la femme restent étrangers au moi qui les aime; les compatriotes échappent au schéma d'une identité close. hidentité est d'ailleurs toujours hostile à ce qu'elle perçoit comme menace d'altération. Levinas ne défend pas le droit des identités, il pense l'unicité humaine - le fait d'être unique à pouvoir répondre à l'appel du visage - et il la considère comme le témoignage par excellence de notre difficile liberté".
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:02
 Annonce du colloque qui se tiendra le 24 et le 25 novembre au centre Pompidou, Petite salle niveau 1 Voir: www.bpi.fr

"De l'inquiétude politique. À considérer le spectacle que nous donne souvent la politique aujourd'hui, on est en droit
de se demander comme le fit Hannah Arendt dans les années cinquante : « La politique a-t-elle encore un sens ? »
L'inquiétude qui pointe dans cette question renvoyait d'abord pour elle au désastre totalitaire qui chercha à éradiquer la source même de la liberté et de l'action humaines. Mais elle fait aussi écho à la configuration uniformisante des sociétés modernes qui fige la pluralité humaine sur laquelle, selon Arendt, la politique repose. De cette uniformisation, nous ressentons plus encore qu'il y a un demi-siècle les effets destructeurs. L'inquiétude qui étreint toujours Arendt, le sens qu'elle avait de la fragilité du monde et de la politique elle-même, la conduisent inlassablement à rechercher en quoi consiste la dignité de la politique et des affaires humaines, par delà l'obscurcissement provoqué par les événements du siècle aussi bien que par les diverses théorisations contemporaines de la politique. Cette inquiétude politique pour le monde est ce qui tient la pensée en éveil, c'est elle qui peut prévenir le pire en nous appelant à une vigilance active, à une action concertée.
Ce colloque tentera de faire apparaître le tranchant de la pensée arendtienne sur la politique selon trois des mouvements qui la composent : politique et violence, politique, tradition et modernité, politique et expérience de pensée".
Par là ces journées visent à reprendre à propos de la chose politique l'interrogation inauguratrice de la philosophie la question « qu'est-ce que ? ».
Martine Leibovici    Étienne Tassin
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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 21:14
Allez vite voir l'exposition Rauschenberg au musée George Pompidou. Demandez à vos profs de vous y  conduire et de solliciter un conférencier. Car il y a beaucoup à apprendre.
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  • : Hansen- love over-blog
  • : Professeur de philosophie. Auteure de "Cours particulier de philosophie" (Belin), "Oublier le bien, nommer le mal" (Belin), "L'art de Aristote à Sonic youth" ( Collection "Les contemporaines" ) Simplement Humains(Editions de l'Aube, 2019)
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