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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:27

 

 Emission rafraichissante ce matin ...chez Alain Fikielkraut, http://www.franceculture.fr/emission-repliques-malaise-dans-la-civilisation-2011-11-19

qui reprend (pour mon plus grand bonheur) certains de mes thèmes de prédilection.

 

Extraits :

 

Sur l'éducation:

"Elever un enfant c'est l'inadapter" R. Camus

"L'école aujourd'hui n'enseigne plus"

(Dans le cas de familles qui transmettent un héritage): "les enfants désapprennent en classe ce qu'ils ont appris en famille" R. Camus

 "Il y a une horreur du formalisme" qui caractèrise notre époque (Claude Habib)

 "La syntaxe est l'autre de la langue" (ce que l'on doit aprpendre à respecter) Finkielkraut

 

 A propos de "La guerre est déclarée": l'enfant , guéri, est devenu "normal" à la fin du film. En effet il manipule un jeu vidéo sous l'oeil attendri de ses parents  devant le médecin qui lui a sauvé la vie,  et qu'il ne prend pas la peine de regarder..."

 

A propos  de la mode des prénoms (se substituant aux noms):

"Ecrire sur Internet sous un pseudo, c'est comme écrire sur la porte des toilettes" R. Camus

 

 A propos des humoristes:

"Nous vivons dans un monde où tout est censé être drôle. Donc plus rien ne l'est"

 A propos du lynchage médiatique de DSK:

 "Les gens devraient se demander ce que ca fait d'être DSK"

 

Sur le respect des formes contre la barbarie lire aussi:

 

 

http://www.hansen-love.com/article-3862961.html

 

http://www.hansen-love.com/article-la-democratie-et-la-haine-des-formes-57385727.html

 

 

 

 

 

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 15:37

 

 

Aristote-et-Platon.jpg

 

Lu ce matin dans le JDD:

 

"L' activité en elle-même constitue un véritable plaisir" .
 C'est déjà ce que disait Aristote.
 Thierry Janssen note aussi  que les "expériences optimales de flux"  (seconde voie du bonheur selon lui) "se produit plus souvent au travail que pendant les loisirs"..

 Vous n'en serez pas tous convaincus? Lisez néanmoins ce papier, , bien venu par les temps qui courent...

 

  http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Le-psychotherapeute-Thierry-Janssen-livre-ses-recettes-du-bonheur-422333/

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 10:25

Voici ce qu'écrit Emmanuel Carrère à propos du goût pour la guerre de son héros, Limonov:

 

 

" [Édouard]l se sent placé par le destin au côté des Serbes.
À cette place, il se sent bien. Il se sent bien, le soir, auprès des braseros où des hommes mal rasés réchauffent leurs mains gonflées, aux ongles noirs. Il se sent bien, la nuit, dans le baraquement où flotte une lourde odeur de poêle à charbon, d'alcool de prune et de pieds. Il a rêvé, enfant, de ces bivouacs et de cette fraternité guerrière, le sort les lui a refusés et voilà que sans prévenir, à un détour du chemin, il le rend à tout ce pour quoi il était fait. En deux heures à la guerre, pense-t-il, on en apprend plus sur la vie et les hommes qu'en quatre décennies de paix. La guerre est sale, c'est vrai, la guerre est insensée, mais merde ! La vie civile est insensée aussi à force d'être morne et raisonnable et de brider les instincts. La vérité, que personne n'ose dire, c'est que la guerre est un plaisir, le plus grand des plaisirs, sinon elle s'arrêterait tout de-suite. Une fois qu'on y a goûté, c'est comme l'héroïne, on veut en reprendre. On parle d'une vraie guerre, bien sûr, pas de « frappes chirurgicales » et autres saloperies bonnes pour les Américains qui veulent faire le gendarme chez les autres sans risquer leurs précieux pioupious dans des combats « au sol ». Le goût de la guerre, la vraie, est aussi naturel à l'homme que le goût de la paix, il est idiot de vouloir l'en amputer en répétant vertueusement : la paix c'est bien, la guerre c'est mal. En réalité, c'est comme l'homme et la femme, le yin et le yang : il faut les deux."

 Limonov (p 305)

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 21:18

Je vais acheter le livre pour connaître les arguments de l'auteur, mais je connais la réponse, j'en ai parlé souvent ici: la réponse est oui, sans ambiguïté!

 

http://www.laffont.fr/site/internet_rend_il_bete__&100&9782221124437.html

 

(même si'l faut mettre de côté des familiers de ce blog, qui sont un cas très particulier, et qui sont peu réprésentatifs...)

 

http://www.hansen-love.com/article-pourquoi-internet-rend-idiot-57073076.html

 

http://www.hansen-love.com/article-pourquoi-les-livres-rendent-intelligents-pas-internet-53924233.html

 

 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 17:22

C'est  à lire aussi dans le Monde ce soir: "Pour un droit citoyen au silence" par  Jean-Michel Delacomptée

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/26/pour-un-droit-citoyen-au-silence_1577896_3232.html

 

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 09:04

Je n'ai pas encore lu le livre d'E. Carrère, Limonov, mais l'émission ce amtin m' donné envie de l'acheter. Et vous?

 

http://www.franceculture.com/emission-repliques-limonov-un-anti-heros-de-notre-temps-2011-09-17.html

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:36
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 13:18

La tolérance, écrit la philosophe française  Monique Canto-Sperber, c'est le fait de ne pas intervenir dans les actions des autres qu'on juge mauvaises, qu'on désapprouve. Toutefois, toute tolérance comporte nécessairement des limites.

La question est alors la suivante: qu'est-ce qui peut justifier qu'on puisse refuser de tolérer certaines choses?

 

"La tolérance ne peut être sans limites. Dès que le mal dépasse un certain seuil, ce n'est plus un bien de tolérer le mal. Pour la pensée libérale, la fin de l'Etat est d'agir en vue du bien commun, conformément à un commun décret. Dans cette perspective,on délimitera précisément ce qui est du ressort de l'Etat, et ce qui ne l'est pas Tous les grands écrits de la pensée libérale condamnent unanimement l'intolérance religieuse. En effet, la puissance publique n'a aucun moyen d'atteindre les consciences: la persécution religieuse, de ce fait, est totalement irrationnelle.

Selon Spinoza, tout d'abord, tout homme a un droit naturel de se servir de sa raison, et, par voie de conséquence, d'exprimer et de communiquer ses idées.

Dans un tel cadre, il reste trois raisons de limiter la tolérance:

1) On ne peut tolérer ce qui met en cause la tolérance elle-même.

2) On ne doit pas porter atteinte aux intérêts, aux droits, bref aux libertés d'autres personnes (J.S.Mill, On liberty).

La calomnie en est un exemple : on ne peut tolérer de tels mensonges. Ce qui pose immédiatement un problème: combien faudra-t-il interdire de publications pour ce motif?

Il y a un coût de l'interdiction; dans cette mesure, il vaut parfois mieux tolérer certains torts, certains abus plutôt que de renforcer l'interdit. On s'efforcera donc d'adopter un principe de pondération , permettant de concilier (1 et (2 .

Où commence le tort fait à autrui? Le problème le plus délicat est celui du blasphème... Faut-il interdire toutes les sources possibles de blasphème?..Mais où commence, dans ce domaine, le tort fait à autrui?

3) Nécessité de préserver les conditions d'un existence sociale commune.

On admettra qu'il n'est pas possible de douter de la validité de certaines valeurs morales. Même si, d'un autre coté, l'Etat ne doit pas légiférer sur ce qui est bien ou mal.

Aujourd'hui, par exemple, on ne peut tolérer les publications justifiant le racisme, incitant au génocide. La question est: pourquoi?

Parce que ces publications "font du tort" à des personnes concrètes. Ce qui est une manière très particulière, et bien précise, de justifier l'interdiction (qui est lésé?).

 

 

On revient donc toujours à la question de savoir où commence le "tort fait à autrui"?

On est conduit à se demander si la tolérance est bien un principe (sur quoi on doit se fonder pour déterminer l'action), ou bien si c'est une attitude qui ne permet pas d'énoncer les règles de sa justification.

 

On retiendra non pas un principe, mais deux:

 

1) Le principe de neutralité:

L'Etat doit s'abstenir d'imposer une conception du Bien. Dans cette mesure, aucun groupe ne persécutera un autre groupe pour des raisons idéologiques.

Ceci est à mettre en relation avec la question de la vérité. Le problème se pose à propos de l'éducation des enfants: les parents, tout naturellement, vont transmettre leur religion. En revanche, on ne peut pas accepter qu'ils transmettent de fausses mathématiques, ou de fausses "vérités" historiques. En effet, l'enfant pourra apprécier par lui-même, une fois adulte, ce qui est de l'ordre de la morale, ou de la religion. En revanche les fausses "vérités" doivent être réfutées et contredites par l'Etat.

2) Le principe de pluralisme:

Il existe plusieurs façons de poursuivre le bien. L'Etat n'a pas à imposer une conception particulière. Il lui appartient,en outre, d'interdire tout comportement traduisant une telle attitude d'exclusion fondée sur l'intolérance.

 

Conclusion:

 

Il existe deux interprétations de la conception libérale de la tolérance:

La première est optimiste; elle se réclame de J.S.Mill. Pour lui, le pluralisme est un bon principe : il est souhaitable de laisser s'exprimer toutes les opinions, même celles qu'on croit fausses. On s'en tiendra donc à l'établissement de garde-fous juridiques (bornes procédurales).

La seconde est pessimiste; il s'agit de constater l'incompatibilité radicale entre certains modes de vie. En outre, on admettra qu'entre les hommes, les relations ne peuvent être que de conflit et de compétition. Dès lors la tolérance ne peut être que limitée. Cette conception, pessimiste, prend acte de l'hétérogéneité indépassable des composantes de la morale,et de tous les conflits qu'elle induit"

 

 Monique Canto-Sperber . Conférence prononcée à l’UNESCO en 2002

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:14

"Je me dis: la Terre est brève -

L'Angoisse absolue -

Nombreux les meurtris,

Et puis après? "

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 08:48

« Dès ma première jeunesse une flèche de chagrin s’est plantée dans mon cœur. Tant qu’elle y reste, je suis ironique –si l’on en arrache, je mourrai". 

 

( je commence par des faciles)

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Présentation

  • : Hansen- love over-blog
  • : Professeur de philosophie. Auteure de "Cours particulier de philosophie" (Belin), "Oublier le bien, nommer le mal" (Belin), "L'art de Aristote à Sonic youth" ( Collection "Les contemporaines" ) Simplement Humains(Editions de l'Aube, 2019)
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