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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 15:02

Excellent aperçu  ce matin, par Beppe Grillo, le lader du mouvement Cinq étoiles en Italie:

 "Ne votez pas avec votre tête. L' esprit est stupide et le cerveau est faible. Faites confiance à vos tripes. Agissez par instinct et puis votez" (cité par Eric Jozsef dans Libération)

 et aussi

 "Ce qui est vrai en Italie l'est aussi chez ses partenaires: plutôt qyu d'essayer de contenir la vague populiste, les partis de gouvernement la chevauchent : "On fait de l'euroscepticisme en espérant que cela stoppera les eurosceptiques. Pourtant, leur progression continue et l'exemple du BREXIT montre que cela ne fonctionne pas" Jean Quatremer  p.13

 

 

Pour un article de fond, c'est ici 

 

http://iphilo.fr/2016/11/15/quest-ce-que-le-populisme-laurent-bouvet/

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 20:52
 Réponse de Hadrien Alvarez  à l'un de mes interlocuteurs (lequel  me tient pour incapable de raisonner)  sur Facebook.  Merci de m'autoriser à publier ce texte.
 
"Ce que vous dites sur les combattants rebelles est en grande partie vrai : ils sont islamistes dans leur écrasante majorité, voire djihadistes (dans le sens takfiristes, càd partisans d'un djihad globalisé). Mais il convient également de dire que les forces supplétives d'Assad, les Pasdaran iraniens et le Hezbollah libanais sont aussi des islamistes et qu'il est insupportable de voir la propagande pro-Assad marteler que ce dernier est un recours laïc à une opposition djihadiste alors que Hezbollah et les milices iraniennes pratiquent le nettoyage ethnique sur des bases religieuses. Depuis 2011, Assad et Poutine n'ont eu de cesse de confessionnaliser le conflit. Poutine à grand renfort de messes pour bénir les avions de chasse en partance pour bombarder les civils et Assad en réprimant dans le sang des manifestations pacifiques et nationalistes qui mêlaientt alors une opposition trans-confessionnelle qui ne réclamait qu'une plus grande liberté et non un califat.

Assad, même s'il est effectivement soutenu par une partie des minorités, est un danger pour la Syrie dans la mesure où il représente à la fois la dictature pour les nationalistes démocrates et la confiscation du pouvoir par les alaouïtes dans un pays dont l'écrasante majorité est sunnite. L'opposition de 2011 représentait toute la Syrie tant ethniquement que confessionnellement. C'est ce qui a poussé Assad dès le début, à se concentrer sur le démantèlement de cette opposition, la plus dangereuse pour lui car la plus légitime. Si les djihadistes quadrillent Alep aujourd'hui c'est en grande partie dû à cette stratégie du chaos et au fait qu'il n'ait pas empêché la progression djihadiste quand il le pouvait (sans parler de son soutien à Al-Qaïda pendant la guerre irakienne). C'était un choix gagnant-gagnant : soit l'opposition les combattait (ce qui fût le cas avec Daesh) et s'affaiblissait en ouvrant un deuxième front, soit les djihadistes intégraientt l'opposition (ce qui a fini par arriver avec Nosra) et il pouvait impunément assimiler l'ASL aux terroristes. S'il était laïc et protecteur du peuple syrien, il aurait pu prendre acte de la révolution et protéger son peuple contre l'arrivée massive de combattants étrangers, toutes religions confondues.

Au lieu de quoi il a bombardé au baril et tiré des missiles SCUD sur des zones résidentielles. Même s'il reprend la Syrie utile, sa présence au pouvoir produira toujours plus de chaos. C'est le problème dans la manière dont le débat est posé aujourd'hui : la violence d'Assad est inimaginable, elle est d'une radicalité qui n'a rien à envier à la violence de Daesh et elle est tout aussi partisane au niveau ethnique ou confessionnel. Je crois que ce que les chancelleries européennes appellent aujourd'hui opposition modérée, c'est la partie des islamistes qui ne sont pas takfiristes : les partisans d'un djihad de libération nationale et non d'un djihad globalisé. Si nous laissons Assad, l'Iran, le hezbollah et la Russie gagné (ce qui va arriver), il apparaît inévitable que l'opposition sunnite passe dans les rangs des takfiristes puisque les logiques nationalistes et démocratiques de représentation politiques disparaîtront au profit d'une croissant chiite (pour faire vite) et dictatorial en Syrie. Les djihadistes doivent être combattus et expulsés de Syrie mais seul un pouvoir trans-confessionnel, intégrant les sunnites et à peu près délivré des influences extérieures pourra réussir une telle entreprise.
 
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:19
Le disciple

A voir de toute urgence : sur l'obscurantisme,sur le combat d'une femme éclairée et courageuse , prof de biologie, face à un jeune croyant fanatique (il ne parle qu'en citant la Bible) , peu à peu criminel... et à tous ceux qui l'entourent et finalement le protègent (aveuglement meurtrier, complicité passive).

 Un film sur une figure du  mal,  ses conditions de possibilité, sa dynamique,  ses conséquences...

 

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 12:45

 Voici mon pronostic pour le premier tour des présidentielles, je le mets en ligne et je le laisse, on vérifiera en mai 2017.

 

 Fillon et Marine Lepen au coude à coude (entre 25 et 28 %)

 

La « gauche » (disons l’opposition à la droite si vous préférez..) se partage entre Montebourg (qui va gagner la primaire) Jadot, Macron et Mélenchon.

 


 Mélenchon et Montebourg  - les deux grands mâles blancs de gauche —se bouffent le nez et se neutralisent. Macron très légèrement en tête (entre 10 et 15 %..?)

 Si Bayrou se présente, il prend des voix à Fillon, avantage Marine Lepen.

 

 

Je suis curieuse et impatiente  de vous entendre réfuter mes funestes pronostics…

 

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 12:06

(Sur les religions)

« Faut-il rappeler qu’en dépit du commandement : « Tu ne tueras point », la plupart d’entre elles, loin d’avoir condamné la peine de mort, l’ont au contraire  codifiée, soutenue, accompagnée, sans protester, et souvent exigée des pouvoirs les plus répressifs. Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que les religions contribuent aux progrès de l’humanité, de quelque façon qu’on les pense, par exemple, comme une  quête de « tolérancee, de « fraternité » ou de « justice », elles n’ont cessé de donner lieu aux régressions les plus contraires à toute idée d’une progression dans ce sens.. » Marc Crépon. L'épreuve de la haine. Essai sur le refus de la violence 

p 56 

 
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 14:29

Quelques citations d'un philosophe marxiste et néanmoins clairvoyant 

 

"En bref : ce radicalisme de gauche constitue précisément cette attitude qui ne correspond absolument plus à une action politique. Il ne se situe pas à la gauche de tel ou tel courant, mais tout simplement à la gauche de tout possible en général. Car, dès le départ, il ne vise rien d’autre que la jouissance de lui-même dans une quiétude négativiste. La métamorphose du combat politique d’une contrainte à la décision en un objet de plaisir, d’un moyen de production en un article de consommation – c’est la dernière rengaine [Schlager] de cette littérature."

 

Walter Benjamin

Mélancolie de Gauche (1930)

in Walter Benjamin, TECHNIQUE ET EXPÉRIENCE - Mélancolie de gauche (inédit) et autres textes,

Éditions ETEROTOPIA France, collection RHIZOME, Paris, 2016

L’image contient peut-être : 1 personne , lunettes et texte

 

 

 

 

 

"La sous-estimation grotesque de l’adversaire qui sous-tend ses provocations n’est pas le moindre des indices trahissant à quel point le combat de cette intelligentsia de la gauche radicale est une bataille perdue. Cette intelligentsia n’a rien à faire avec le mouvement ouvrier. Elle est au contraire, en tant que phénomène de décomposition bourgeois, le pendant du mimétisme féodal qui admirait l’Empire dans le lieutenant de réserve";

 

Walter Benjamin

Mélancolie de Gauche (1930)

in Walter Benjamin, TECHNIQUE ET EXPÉRIENCE - Mélancolie de gauche (inédit) et autres textes,

Éditions ETEROTOPIA France, collection RHIZOME, Paris, 2016

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 13:24

Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas pu nous écouter hier soir France Inter, (l’émission n’est pas en ligne intégralement apparemment) on m’a tout abord demandé si Fillon était libéral….

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-nouveau-rendez-vous/le-nouveau-rendez-vous-28-novembre-2016

 

 J’ai répondu que pour moi il était plus conservateur et autoritaire que libéral (Valls et Macron sont plus libéraux à mon sens, c’est-à-dire selon une conception du libéralisme qui est conforme à l’idée de ses fondateurs, cf textes et explication ci-dessous …).

 

 Lorsque Pascal  Salin a dit que tout était bon dans le libéralisme, de Thatcher  à Fillon, car ce régime à la fois politique et économique apportait la paix et la prospérité aux peuples, je lui ai fait remarquer que, sil en était ainsi, on aurait du mal à comprendre pourquoi « libéral » est devenu une quasi insulte, surtout en France. Il a répondu que c’était un problème d’éducation..

 Hervé Kempf a dit que Fillon était non pas libéral mais capitaliste….

 Enfin j’ai aussi signalé qu'il existe un débat de haute tenue entre libéraux progressistes américains (John Rawls, Michael Walker et Michael J. Sandel)
 A ce sujet , je vous recommande la distinction entre économie de marché (mode d’organisation de la vie économique et du travail) et société de marché… Celle-ci comporte des aspects dévastateurs contre lesquels il na faut jamais cesser de lutter… 

 

http://www.seuil.com/ouvrage/ce-que-l-argent-ne-saurait-acheter-michael-j-sandel/9782021173239

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 13:20

 

Aux origines du libéralisme

La pensée de Locke s'organise autour d'un principe : la liberté individuelle, laquelle doit être garantie par une autorité. À l'opposé de T. Hobbes, Locke prêche que l’homme à l’idée de bon sens moral. C'est toujours en contradiction avec Hobbes que Locke refuse d'abandonner les droits de chacun à un seul individu, et préfère qu'ils soient remis à une communauté à qui revient le pouvoir absolu.

Locke cherche une solution qui tienne compte de la nature humaine. Pour lui la nature de l’homme est la même qu’au XVIIIe siècle : soumis à un malheur, réparable. Dieu est assez sage pour avoir donné à chacun de quoi assurer sa subsistance et son salut. L’homme créé par Dieu est doué de raison. Les hommes sont libres, égaux et indépendants. Ce bel équilibre est rompu par les passions des hommes. Les hommes doivent donc quitter leur état de nature (dont Hobbes disait que c'était la guerre), et consentir entre eux de la nécessité d'un pouvoir politique où le pouvoir naturel est remis aux mains de la société.

Chaque homme étant à ses yeux avant tout responsable devant Dieu, Locke réfléchit à leur capacité, et à la manière qu'ils pourraient adopter pour y parvenir, de vivre en paix. L'angleterre en a bien besoin.

 Locke ayant mal vécu (il a été ruiné) les troubles religieux entre 1641 et 1689, il s'interroge sur les devoirs et les limites de l'État, dont le pouvoir doit être arrêté par la liberté de la conscience. Pour Locke, l'État ne devrait pas intervenir sur les consciences religieuses. C'est la tolérance qui doit dicter, d'après lui, les devoirs de l'État vis-à-vis de l’Église; c'est encore la tolérance qui doit dicter les devoirs de l'Église vis-à-vis de l’État. Somme toute, Locke est en faveur de la séparation des deux “règnes”.

De plus, l’État qui s’origine dans la société en dépend. L’État n’est pas le souverain de la société; il est sa fonction. Si bien que l’État doit être soumis au contrôle de la société. Le pouvoir étatique garantit ainsi les droits naturels de l'homme en donnant le primat à l'intérêt général par delà les passions et les élans égoïstes. Il ne peut y avoir d’État sans consensus.

Si chez Locke comme chez Hobbes, les individus sont libres et égaux, et si tous les deux entrevoient la nécessité d’un pacte fondateur de l’état public, Locke se distingue radicalement de Thomas Hobbes en adoptant le principe de résistance légitime du peuple vis à vis du pouvoir.

 

 

 

 

 

 

 

http://www.questionsenpartage.com/aux-origines-du-libéralisme-john-locke

 

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:29

A 23h 15, sur le ibéralisme , sur France Inter....nous serons quatre

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 11:38

« L’action violente, qu’il s’ agisse de  l'arrestation, de l'emprisonnement, de l'élimination des opposants, du massacre de minorités ethniques ou religieuses, de guerre civile ou de la terreur exercée à l'encontre des populations, tout cela s'est vu justifié à longueur de siècles aussi bien par la conservation ou la restauration d'un ordre ancien que par l'instauration d'un ordre nouveau. Il n'y a rien, au bout du compte, que les pensées réactionnaires, conservatrices ou révolutionnaires aient davantage en commun que cette obsédante justification de la violence qu'elles acceptent, encouragent, ou organisent.

Les fins que se donne   l'action politique  (la justice, la liberté, l'émancipation, la dépendance, égalité, etc.) justifient qu’elle s’en donne les  moyens, dût-elle faire quelques concessions aux meurtres pour prix de leur efficacité. Ces discours sont assurément connus.

On ne saurait cependant minimiser leur attraction ni le pouvoir de séduction de leur simplicité apparente. Ces théories autant que ces évidences sont le régime ordinaire de la justification du crime. »
Marc Crépon , L’épreuve de la haine. Essai sur le refus de la violence.

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