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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 17:51
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 12:45
Pourquoi je suis radical (e)

Lettre de Victor Hugo à Lamartine pour expliquer pourquoi il avait écrit " Les Misérables " .
( Illustration : " Cosette ", d'Emile Bayard )
« Mon illustre ami,
Si le radical, c’est l’idéal, oui, je suis radical. Oui, à tous les points de vue, je comprends, je veux et j’appelle le mieux ; le mieux, quoique dénoncé par le proverbe, n’est pas ennemi du bien, car cela reviendrait à dire : le mieux est l’ami du mal. Oui, une société qui admet la misère, oui, une religion qui admet l’enfer, oui, une humanité qui admet la guerre, me semblent une société, une religion et une humanité inférieures, et c’est vers la société d’en haut, vers l’humanité d’en haut et vers la religion d’en haut que je tends : société sans roi, humanité sans frontières, religion sans livre. Oui, je combats le prêtre qui vend le mensonge et le juge qui rend l’injustice. Universaliser la propriété (ce qui est le contraire de l’abolir) en supprimant le parasitisme, c’est-à-dire arriver à ce but : tout homme propriétaire et aucun homme maître, voilà pour moi la véritable économie sociale et politique. Le but est éloigné. Est-ce une raison pour n’y pas marcher ? J’abrège et je me résume. Oui, autant qu’il est permis à l’homme de vouloir, je veux détruire la fatalité humaine ; je condamne l’esclavage, je chasse la misère, j’enseigne l’ignorance, je traite la maladie, j’éclaire la nuit, je hais la haine. Voilà ce que je suis, et voilà pourquoi j’ai fait Les Misérables. Dans ma pensée, Les Misérables ne sont autre chose qu’un livre ayant la fraternité pour base et le progrès pour cime. Maintenant jugez-moi. » […]

 (Merci Gilles D’Ambra Azzopardi qui a mis ce texte en ligne ,je recopie faute de réussir à partager)

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 16:13
Bonne année (quand même ...)
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 16:13

« On pourrait définir la mélancolie de gauche comme le résultat d’un deuil impossible: le communisme est à la fois une expérience finie  et une perte irremplaçable, à une époque où la fin des utopies  empêche la séparation de l’idéal perdu comme tout transfert libidinal vers un nouvel objet d’amour.
(..)
On pourrait toutefois objecter que c’est la manque d’une vision et d’un esprit nouveaux qui entrave toute possibilité de se distancer de l’objet perdu et de surmonter sa disparition » Enzo Traverso, Mélancolie de gauche, La force d’une tradition cachée (XIX - XXI e siècle);, Editions La découverte, 2016

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 18:28
" (Le spectacle) est le soleil qui ne se couche jamais sur l'empire de la passivité moderne. Il recouvre toute la surface du monde et baigne dans sa propre gloire" Guy Debord 
 
 
 
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/12/30/de-donald-trump-a-kanye-west-la-satiete-du-spectacle_5055500_3232.html
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 18:24

A lire ici 

 

 

http://iphilo.fr/2016/12/27/comment-vaincre-les-passions-tristes-en-politique-avec-spinoza/

 
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 10:12

Article « Fanatisme », Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif, 1764 

« Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances; il pourra bientôt tuer pour l'amour de Dieu. 
Barthélemy Diaz fut un fanatique profès. Il avait à Nuremberg un frère, Jean Diaz, qui n'était encore qu'enthousiaste luthérien, vivement convaincu que le pape est l'antechrist, ayant le signe de la bête. Barthélemy, encore plus vivement persuadé que le pape est Dieu en terre, part de Rome pour aller convertir ou tuer son frère: il l'assassine; voilà du parfait: et nous avons ailleurs rendu justice à ce Diaz. 
Polyeucte, qui va au temple, dans un jour de solennité, renverser et casser les statues et les ornements, est un fanatique moins horrible que Diaz, mais non moins sot. Les assassins du duc François de Guise, de Guillaume prince d'Orange, du roi Henri III, du roi Henri IV, et de tant d'autres, étaient des énergumènes malades de la même rage que Diaz. 
Le plus grand exemple de fanatisme est celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélemy, leurs concitoyens qui n'allaient point à la messe. Guyon, Patouillet, Chaudon, Nonotte, l'ex-jésuite Paulian, ne sont que des fanatiques du coin de la rue, des misérables à qui on ne prend pas garde: mais un jour de Saint-Barthélemy ils feraient de grandes choses. 
Il y a des fanatiques de sang-froid: ce sont les juges qui condamnent à la mort ceux qui n'ont d'autre crime que de ne pas penser comme eux; et ces juges-là sont d'autant plus coupables, d'autant plus dignes de l'exécration du genre humain, que, n'étant pas dans un accès de fureur comme les Clément, les Chastel, les Ravaillac, les Damiens, il semble qu'ils pourraient écouter la raison. 
Il n'est d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les moeurs des hommes, et qui prévient les accès du mal; car dés que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l'air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent, pas contre la peste des âmes; la religion, loin d'être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés. Ces misérables ont sans cesse présent à l'esprit l'exemple d'Aod qui assassine le roi Églon; de Judith qui coupe la tête d'Holopherne en couchant avec lui; de Samuel qui hache en morceaux le roi Agag; du prêtre Joad qui assassine sa reine à la porte aux chevaux, etc., etc., etc. Ils ne voient pas que ces exemples, qui sont respectables dans l'antiquité, sont abominables dans le temps présent: ils puisent leurs fureurs dans la religion même qui les condamne. 
Les lois sont encore très impuissantes contre ces accès de rage: c'est comme si vous lisiez un arrêt du conseil à un frénétique. Ces gens-là sont persuadés que l'esprit saint qui les pénètre est au-dessus des lois, que leur enthousiasme est la seule loi qu'ils doivent entendre. 
Que répondre à un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant? 
Lorsqu'une fois le fanatisme a gangrené un cerveau, la maladie est presque incurable. J'ai vu des convulsionnaires qui, en parlant des miracles de saint Pâris, s'échauffaient par degrés parmi eux: leurs yeux s'enflammaient, tout leur corps tremblait, la fureur défigurait leur visage, et ils auraient tué quiconque les eût contredits. 
Oui, je les ai vus ces convulsionnaires, je les ai vus tendre leurs membres et écumer. Ils criaient: « Il faut du sang ». Ils sont parvenus à faire assassiner leur roi par un laquais, et ils ont fini par ne crier que contre les philosophes. 
Ce sont presque toujours les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains; ils ressemblent à ce Vieux de la montagne qui faisait, dit-on, goûter les joies du paradis à des imbéciles, et qui leur promettait une éternité de ces plaisirs dont il leur avait donné un avant-goût, à condition qu'ils iraient assassiner tous ceux qu'il leur nommerait. Il n'y a eu qu'une seule religion dans le monde qui n'ait pas été souillée par le fanatisme, c'est celle des lettrés de la Chine. Les sectes des philosophes étaient non seulement exemptes de cette peste, mais elles en étaient le remède; car l'effet de la philosophie est de rendre l'âme tranquille, et le fanatisme est incompatible avec la tranquillité. Si notre sainte religion a été si souvent corrompue par cette fureur infernale, c'est à la folie des hommes qu'il faut s'en prendre. » 


 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 18:52

 

 

« Il n’y a pas si longtemps, fumer était bon pour la santé, l’amiante ne présentait aucun danger et le Médiator était un médicament homologué par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afsapp). Les OGM dans nos assiettes, les ondes électromagnétiques, l’aluminium de nos vaccins, les sels nitratés de nos jambons ou les boues toxiques dans la Méditerranée sont-ils inoffensifs? Chacun a le droit d’en douter, au minimum »  Nicolas Bérard, l’Age de faire, décembre 2016

 

( Sur la post -vérité:

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/12/11/post-verite-pourquoi-les-menteurs-prennent-le-pouvoir_1534554 )

 
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 11:57

Jusqu'à mon dernier souffle je me battrais ( avec mes modestes moyens !)  contre cette conception de la politique qui s'apparente à celle que présente  ironiquement La Fontaine dans  le Loup et l'aganau (le plus fort a  tous les droits). Pour moi la politique c'est l'organisation de la vie en commun en vue de la paix.Dans le cas contraire, armons-nous, continuons la course aux  armements, bombardons sans états d' âme  les sociétés  terroristes ou supposées telles .. tout est permis  puisque seule la force est "légitime". C'est la philosophie de Poutine/Assad/Trump, très  en vogue aujourd'hui 

 Pour moi la politique au contraire c'est la république , conception grecque, reprise entre autres par Arendt: la république, ce n'est pas la guere, c'est le plaisir de se retrouver pour délibérer dans un espace publique.. c'est Nuit debout par exemple.. 

 

Michel Foucault : 

"On aurait (…), en face de la première hypothèse, qui est : le mécanisme du pouvoir, c'est fondamentalement et essentiellement la répression, une seconde hypothèse qui serait : le pouvoir, c'est la guerre, c'est la guerre continuée par d'autres moyens. Et, à ce moment-là, on retournerait la proposition de Clausewitz1, et on dirait que la politique, c'est la guerre continuée par d'autres moyens.

(…) Les rapports de pouvoir, tels qu'ils fonctionnent dans une société comme la nôtre, ont essentiellement pour point d'ancrage un certain rapport de forces établi à un moment donné, historiquement précisable, dans la guerre et par la guerre. Et, s'il est vrai que le pouvoir politique arrête la guerre, fait régner ou tente de faire régner une paix dans la société civile, ce n'est pas du tout pour suspendre les effets de la guerre ou pour neutraliser le déséquilibre qui s'est manifesté dans la bataille finale de la guerre. Le pouvoir politique, dans cette hypothèse, aurait pour rôle de réinscrire perpétuellement ce rapport de forces par une sorte de guerre silencieuse, et de le réinscrire dans les institutions, dans les inégalités économiques, dans le langage, jusque dans le corps des uns et des autres.
(…) à l'intérieur de cette « paix civile », les luttes politiques, les affrontements à propos du pouvoir, avec le pouvoir, pour le pouvoir, les modifications des rapports de forces — accentuation d'un côté, renversement —, tout cela, dans un système politique, ne devrait être interprété que comme la continuation de la guerre; c'est-à-dire qu'ils seraient à déchiffrer comme des épisodes, des fragmentations, des déplacements de la guerre elle-même. On n'écrirait jamais que l'histoire de cette même guerre, même lorsqu'on écrirait l'histoire de la paix et de ses institutions.

Michel Foucault, « Cours du 7 janvier 1976 », in Dits et écrits, t.II, pp.171-172, Quattro, Gallimard, 2001 (Il faut défendre la société, Gallimard/Seuil, 1997, pp.14-17)

 
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 11:40
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