Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 14:03

Pourquoi les jounalistes américains n'ont-ils pas vu venir l'élection du "menteur en chef" ?
"les journalistes ont fait du phénomène Trump une blague, n'envisageant jamais q'uil pouvait être élu" (Joshua Benton dans Libé ce jour "Média culpa"

 

http://www.liberation.fr/liseuse/publication/19-11-2016/1/) 

 Normal :  qui aurait pu prévoir la victoire d'un clown  (et d'un escroc)  ?

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 18:24
L'Etat, la bête la plus importante sur terre

"L'Etat est un chien hypocrite comme toi-même, comme toi il aime à parler en fumée et en hurlements, pour faire croire, comme toi, que sa parole sort des entrailles des choses.
 Car l'Etat veut absolument être la bête la plus importante sur terre, et on le croit" Nietzsche suite

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 18:19

"Mais l'Etat ment dans toutes les langues du bien et du mal; et dans tout ce qu'il dit, il ment.- et tout  ce qu'il a, il l'a volé.

Tout est faux en lui; il mord avec des dents volées, le hargneux. Même ses entrailles sont fausses"

 

Nietzsche, bien sûr..

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:06
Hitler était un clown, comme Trump

 Hannah Arendt " Celui qui a vraiment bien compris Hitler, c'est Chaplin. Il a vu que Hitler était un clown" 
Un clown maléfique... un  clown d'abord  tout est dit par Arendt

 

 (dans un entretien INA)

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique sciences-po
commenter cet article
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:01
merci Spinoza

merci Spinoza

Oui, là encore , même analyse... dans mon livre j'assimile quasiment le MAL et les passions tristes, en me fondant encore et toujours sur Spinoza

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/11/16/la-victoire-des-passions-tristes_1528852

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 12:54

Retrouvez cet article sur le site de Libération : http://www.liberation.fr/debats/2016/11/16/pourquoi-tous-ces-populistes_1528861

 

"Le populisme est une fièvre"

"Le danger , c'est une interruption  brutale de la démocratie, et "que la politique laisse place à la violence.." Que "le ras le bol collectif se traduise par un anéantissement de la pensée"

 

 Oui c'est ce que je redoute aussi voire ci dessous mon papier sur la démocratie inflammable..paru dans l'HUMA

 

 

 

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 18:59

 

 

 

« Puisqu'il est donc presque impossible à l’esprit humain de demeurer, comme l’esprit des bêtes, dans l’étroit  cercle d’objets qui sont les sujets de nos conversations et de nos actions quotidiennes, nous avons seulement à délibérer sur le choix de notre guide et à préférer celui qui est le plus sûr et le plus agréable. Et, à cet égard,  j’ose recommander la philosophie et n’aurait aucun scrupule à lui donner la préférence sur la superstition de tout genre et de tout nom. En effet, puisque la superstition nait naturellement et facilement des opinions humaines populaires, elle s’empare  plus fermement de l’esprit  et elle a souvent la force de troubler dans la conduite de notre vie et de nos actions. La philosophie, au contraire, si elle est  juste, ne peut nous offrir que des sentiments doux et mesurés ; si elle est fausse et extravagante, ses opinions sont uniquement les objets d’une spéculation froide et générale et elles vont rarement assez loin pour interrompre le cours de nos tendances naturelles.  (…) En général, les erreurs de religion sont dangereuses, les erreurs philosophiques sont seulement ridicules » David Hume   Traité  de la nature humaine, page 364, T. 1

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 13:46

 

Voici la version longue que j'ai dû raccourcir :

L’élection de Donald Trump produit un effet de sidération et d’effroi.   Est-elle  pour autant une véritable surprise? Elle ne constitue en réalité que  le dernier avatar  d’une déferlante xénophobe qui  se propage à la vitesse de la lumière non seulement en Occident mais sur la planète tout entière. Une telle  vague proto-fasciste - plutôt que « réactionnaire » - est comparable  au réchauffement climatique  dont on sait que  la progression est inexorable  sans être pour autant en mesure d’en prévoir les différents aléas. Car, si la révolution anti « système »  à laquelle nous assistons aujourd’hui comporte des éléments conjoncturels ( la crise de 2008, le désespoir  des recalés de la mondialisation, la  désindustrialisation,  l’environnement dévasté, les zones rurales abandonnées  etc.)  elle  renvoie sans doute  également  à une crise plus profonde et plus dévastatrice encore. C’est  celle qui  a trait à la  représentation  désormais négative des institutions démocratiques et  de ces   fameuses « élites »   qui s’obstinent à  les avaliser.
       Aux yeux de  certains  observateurs quelque peu désabusés  -   dont je suis -  il est clair que la démocratie est un système qui porte en lui les germes de sa propre destruction. Cette précarité tiendrait à deux  raisons  principales.  En ce qui concerne la première, elle est tellement  évidente qu’elle ne souffre aucune contestation: théoriquement irréprochable,  la démocratie repose en fait sur deux énormes mensonges.   Selon le premier,  le peuple gouverne,  tandis que suivant le second,  nos lois  assurent  l’égalité « en droit »  de tous les  hommes. Il est clair qu’un régime présentant  un tel décalage entre ce qu’il promet ce qu’il réalise, à savoir  une inégalité exponentielle,  le mépris des laissés-pour-compte etc.,  est profondément déceptif. En ce sens, il alimente  une réserve inépuisable de rage et de ressentiment.  
   En second lieu, la démocratie est, un régime hautement inflammable, comme l’ont noté d’emblée les penseurs « réactionnaires » mais néanmoins clairvoyants que furent  Platon,  Aristote et quelques autres. Pourquoi ? Parce que ce  type de gouvernement  aimante  des personnalités non moins  charismatiques qu’incompétentes, au détriment  d’acteurs moins flamboyants, mais  plus sages ou tout au moins plus expérimentés. C’est ainsi qu’accèdent systématiquement  au pouvoir aujourd’hui des stars de télé-réalités et autres bouffons médiatiques  dont le pouvoir maléfique reste à ce jour en cours d’évaluation. On sait par exemple que  Donald Trump, qui  jure de rétablir la torture,  se vante de savoir « attraper les femmes par la chatte », que  Rodrigo Dutertre traite le pape de « fils de pute » et s’amuse du viol d’une religieuse, tandis que Vladimir Poutine promettait   (en 2015)  de « butter  les terroristes   jusque  dans les chiottes» etc.  On peut supposer que ce type de propos  relève d’un comique macabre et n’annonce pas nécessairement   une politique conséquente.  Cependant -  hélas - le denier triomphe en date de l’un  ces  grossiers personnages  - celui de Donald Trump aux Etats-Unis  - ne fut  possible, comme le montre l’écrivain  Paul Berman (le Monde du 11 novembre 2016) que dans le contexte d’un « effondrement sans précédent des institutions américaines ». Si cette analyse est exacte, c’est la démocratie elle-même qui, à la manière d’une maladie auto-immune, parasite et neutralise ses propres  anti-corps - syndicats, partis politiques, journalistes et grands médias.  Avant de gravir les échelles du pouvoir, les démagogues populistes détraquent le système démocratique  en actionnant toujours les mêmes ressorts - ces fameuses passions « tristes » (Spinoza) ou encore « réactives »(Nietzsche) que la droite qualifie perfidement de « populaires ». Ces  déclinaisons de   la haine - ressentiment, indignation, jalousie  etc.. - dont se  nourrissent les grands prédateurs du politique  ne sont pourtant  pas en elles-mêmes condamnables ni forcément pathogènes. Cependant, canalisées par des marionnettistes de haut vol,  elle ne contiennent pas précisément  la promesse de  politiques  ouvertes, humanistes et fraternelles.
           Parfaitement  conscient du drame  qui se jouait bien en amont des élections,  le cinéaste Michael Moore avait pronostiqué l’élection de Trump. Son analyse (Huffington post,  07/2016) pointait  un dernier  paramètre, parfois  négligé,  et pourtant déterminant.  L’électeur  suprématiste  blanc est animé par la haine des élites mais aussi  par la frayeur que lui inspire  la « féminazie »,  ce monstre « qui saigne de partout » (Trump)  et qui ose même  viser   la Maison Blanche  : « Puisque les animaux ont maintenant des droits » , s’étrangle le  « petit  mâle  blanc en danger » , « pourquoi pas un hamster demain à la tête du pays? ».
   Autant de considérations troublantes et déprimantes  qui pourraient paraître nous éloigner de Spinoza, lui qui tenait la démocratie pour le meilleur des régimes - le plus naturel en même temps que  le plus raisonnable.  Anticipant les Lumières, le philosophe pensait que les hommes ont tout intérêt à se soumettre à  la loi d’une saine république conformément aux  directives de cette  Raison que tous les hommes ont en partage et qui parle d’une seule voix, douce et tempérée.  Las  !  Le seul fait que nombre de femmes aient pu voter pour ce « club de la  testostérone » qu’incarnent Trump, Poutine etc… tend à invalider  le bel axiome spinoziste.  Notons également  que les « Grands Mâles Dominants » qui sont  aux commandes actuellement des plus  grandes puissances mondiales n’ont aucune  raison de renoncer à ces postures martiales, narcissiques et tapageuses qui leur réussissent si bien.

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 12:41

Chers amis,

J' ai été interviewée par une journaliste danoise... Si quelqu'un comprend le danois, merci de me le signaler. J'aimerais savoir ce que .. je dis !

 

 

 

 

 

« Når et folk føler sig truet, rykker det sammen. Men det rejser også spørgsmålet om, hvordan den fælles identitet skal defineres,” påpeger Laurence Hansen-Løve.

Hun er professor i filosofi , underviser ved den videregående uddannelsesinstitution Ipesup i Paris og bor ikke langt fra det terrorramte kvarter omkring Bataclan. I sine seneste bøger har hun bearbejdet de filosofiske spørgsmål, terrorismen stiller det franske samfund.

”Vi har defineret det onde. Terrorhandlinger mod uskyldige mennesker er et indiskutabelt udtryk for det onde. Men hvad er det gode? Det er det, vi kæmper med at definere. Hver dag, når jeg følger mit barnebarn i skole, skal jeg forklare hende, hvorfor der er soldater i gaderne, og det er ikke nok at sige, at terroristerne repræsenterer barbariet og ’vi’ repræsenterer civilisationen. Vi skændes jo om, hvad vi mener med ord som demokrati, verdslighed og national identitet. Terroren har vist os, at vi har brug for at finde en form for universelt grundlag for vores civilisation, der har mistet kristendommen som fælles referenceramme,” mener Laurence Hansen-Løve. « 

 

 

 

https://www.kristeligt-dagblad.dk/udland/terroristerne-forlod-menneskeheden-da-de-angreb-os

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 15:06

 

Voici mon article paru ce matin dans l'HUMA dans une version plus complète 

 

 

 

 

 L’élection de Donald Trump produit un effet de sidération et d’effroi.   Est-elle  pour autant une véritable surprise? Elle ne constitue en réalité que  le dernier avatar  d’une déferlante xénophobe qui  se propage à la vitesse de la lumière non seulement en Occident mais sur la planète tout entière. Une telle  vague proto-fasciste - plutôt que « réactionnaire » - est comparable  au réchauffement climatique  dont on sait que  la progression est inexorable  sans être pour autant en mesure d’en prévoir les différents aléas. Car, si la révolution anti « système »  à laquelle nous assistons aujourd’hui comporte des éléments conjoncturels ( la crise de 2008, le désespoir  des recalés de la mondialisation, la  désindustrialisation,  l’environnement dévasté, les zones rurales abandonnées  etc.)  elle  renvoie sans doute  également  à une crise plus profonde et plus dévastatrice encore. C’est  celle qui  a trait à la  représentation  désormais négative des institutions démocratiques et  de ces   fameuses « élites »   qui s’obstinent à  les avaliser. 

      Aux yeux de  certains  observateurs quelque peu désabusés  -   dont je suis -  il est clair que la démocratie est un système qui porte en lui les germes de sa propre destruction. Cette précarité tiendrait à deux  raisons  principales.  En ce qui concerne la première, elle est tellement  évidente qu’elle ne souffre aucune contestation: théoriquement irréprochable,  la démocratie repose en fait sur deux énormes mensonges.   Selon le premier,  le peuple gouverne,  tandis que suivant le second,  nos lois  assurent  l’égalité « en droit »  de tous les  hommes. Il est clair qu’un régime présentant  un tel décalage entre ce qu’il promet ce qu’il réalise, à savoir  une inégalité exponentielle,  le mépris des laissés-pour-compte etc.,  est profondément déceptif. En ce sens, il alimente  une réserve inépuisable de rage et de ressentiment.  

  En second lieu, la démocratie est, un régime hautement inflammable, comme l’ont noté d’emblée les penseurs « réactionnaires » mais néanmoins clairvoyants que furent  Platon,  Aristote et quelques autres. Pourquoi ? Parce que ce  type de gouvernement  aimante  des personnalités non moins  charismatiques qu’incompétentes, au détriment  d’acteurs moins flamboyants, mais  plus sages ou tout au moins plus expérimentés. C’est ainsi qu’accèdent systématiquement  au pouvoir aujourd’hui des stars de télé-réalités et autres bouffons médiatiques  dont le pouvoir maléfique reste à ce jour en cours d’évaluation. On sait par exemple que  Donald Trump, qui  jure de rétablir la torture,  se vante de savoir « attraper les femmes par la chatte », que  Rodrigo Dutertre traite le pape de « fils de pute » et s’amuse du viol d’une religieuse, tandis que Vladimir Poutine promettait   (en 2015)  de « butter  les terroristes   jusque  dans les chiottes» etc.  On peut supposer que ce type de propos  relève d’un comique macabre et n’annonce pas nécessairement   une politique conséquente.  Cependant -  hélas - le denier triomphe en date de l’un  ces  grossiers personnages  - celui de Donald Trump aux Etats-Unis  - ne fut  possible, comme le montre l’écrivain  Paul Berman (le Monde du 11 novembre 2016) que dans le contexte d’un « effondrement sans précédent des institutions américaines ». Si cette analyse est exacte, c’est la démocratie elle-même qui, à la manière d’une maladie auto-immune, parasite et neutralise ses propres  anti-corps - syndicats, partis politiques, journalistes et grands médias.  Avant de gravir les échelles du pouvoir, les démagogues populistes détraquent le système démocratique  en actionnant toujours les mêmes ressorts - ces fameuses passions « tristes » (Spinoza) ou encore « réactives »(Nietzsche) que la droite qualifie perfidement de « populaires ». Ces  déclinaisons de   la haine - ressentiment, indignation, jalousie  etc.. - dont se  nourrissent les grands prédateurs du politique  ne sont pourtant  pas en elles-mêmes condamnables ni forcément pathogènes. Cependant, canalisées par des marionnettistes de haut vol,  elle ne contiennent pas précisément  la promesse de  politiques  ouvertes, humanistes et fraternelles. 

          Parfaitement  conscient du drame  qui se jouait bien en amont des élections,  le cinéaste Michael Moore avait pronostiqué l’élection de Trump. Son analyse (Huffington post,  07/2016) pointait  un dernier  paramètre, parfois  négligé,  et pourtant déterminant.  L’électeur  suprématiste  blanc est animé par la haine des élites mais aussi  par la frayeur que lui inspire  la « féminazie »,  ce monstre « qui saigne de partout » (Trump)  et qui ose même  viser   la Maison Blanche  : « Puisque les animaux ont maintenant des droits » , s’étrangle le  « petit  mâle  blanc en danger » , « pourquoi pas un hamster demain à la tête du pays? ». 

  Autant de considérations troublantes et déprimantes  qui pourraient paraître nous éloigner de Spinoza, lui qui tenait la démocratie pour le meilleur des régimes - le plus naturel en même temps que  le plus raisonnable.  Anticipant les Lumières, le philosophe pensait que les hommes ont tout intérêt à se soumettre à  la loi d’une saine république conformément aux  directives de cette  Raison que tous les hommes ont en partage et qui parle d’une seule voix, douce et tempérée.  Las  !  Le seul fait que nombre de femmes aient pu voter pour ce « club de la  testostérone » qu’incarnent Trump, Poutine etc… tend à invalider  le bel axiome spinoziste.  Notons également  que les « Grands Mâles Dominants » qui sont  aux commandes actuellement des plus  grandes puissances mondiales n’ont aucune  raison de renoncer à ces postures martiales, narcissiques et tapageuses qui leur réussissent si bien.

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
commenter cet article