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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 12:59

En relation avec l'actualité (faut-il avaoir des égards pour la nature, et si oui, pouquoi, voici une disseratation rédigée par moi

 

 Peut-on se donner comme règle morale de suivre la nature?

 

 

 Introduction 

Comment un être humain pourrait-il  « se donner pour règle », c’est-à-dire décider en toute connaissance de cause,  de « suivre » la nature, autrement dit ce qui,  précisément,  existe indépendamment de lui et ne relève donc pas de sa volonté?  Une telle orientation  ne  revient-elle pas à nous proposer pour idéal de vivre « selon la nature », c’est-à-dire comme des animaux? Ceux-ci suivent leurs instincts, spontanément,  et sans en avoir fait le choix. La question posée semblera toutefois  moins paradoxale si la « nature » est prise non pas dans le sens de « inclinations »(ma nature « sauvage ») mais au sens de l’univers dans son ensemble. Ce que les Anciens nommaient le « cosmos », en tant qu’ordre rationnel et auto régulé a pu,  et peut peut-être encore,  être pris comme modèle et référence pour établir des normes morales.

 

 I Une apparente contradiction

Le bon sens nous enseigne que l'homme pour vivre en société doit réfréner ses tendances naturelles.

 1) Pour vivre humainement, il ne doit suivre ni ses instincts - s’il en a -  ni ses pulsions, qui, sans contrôle, sont incompatibles avec la vie en communauté. 

2) L’homme doit maîtriser ses inclinations , les discipliner, les réfréner, les encadrer afin que la vie en société soit harmonieuse.

3) La prohibition de l 'inceste, c'est-à-dire la loi qui interdit la satisfaction de nos toutes premières pulsions, est la base de toute culture. Elle est le  propre de l’homme; la culture lui commande précisément de s'arracher à sa nature

Conclusion : Il paraît exclu de se donner comme règle morale de « suivre la nature », au sens de suivre nos simples inclinations. Cependant la « nature » de l'homme peut lui commander de respecter la Nature.

 

II La Nature  a pu constituer à bien des égards un modèle pour les sages

« La nature ne fait rien en vain ». Cette formule fameuse d’Aristote exprime bien la conviction des Anciens : dans la Nature tout est en ordre. 

1) Chaque chose a une place et une raison d’être, chaque élément de la nature répond à une fonction, elle-même ordonnée par l’agencement de la totalité. On dirait aujourd’hui que la nature (la « biosphère ») est un « écosystème » dont tous les éléments concourent à  l’équilibre et à la pérennité. 

 2) Il faut toujours « rapporter ses actes au but de la nature »  et  ne jamais « régler son choix sur autre chose » (Epicure,  Maximes et sentences, p 56). La Nature, contrairement aux hommes, ne rate pas ses buts. Dans la nature, tout est équilibré, rien n’arrive à contresens.  Les accidents  sont toujours compensés et neutralisés à l’instar des variations du climat qui, dans la nature, ne rompent jamais les équilibres écologiques  (tant que l’homme ne s’en ai pas mêlé!).

3) Le mal est le fait de la condition humaine :  la violence,  la frustration,  la déception sont les sources de nos principales souffrances. Tous ces maux naissent  d'un déséquilibre entre nos désirs et  l'ordre du monde. Le mal  n’est pas « naturel », il  résulte  des passions humaines qui elles-mêmes procèdent d’une imagination dévoyée.

 Conclusion: « On ne doit pas violenter la nature mais la persuader. Cela se fait en assouvissant les désirs nécessaires, également les désirs naturels, s’ils ne point  nuisibles. Il faut soumettre à rude épreuve ceux qui sont nuisibles » (Epicure, Maximes et sentences, p 54)

 

III La vraie « nature » de l’homme, c’est la raison.

 Suivre la nature, pour un homme, c’est rentrer en soi-même pour rétablir volontairement ce qui constitue notre véritable « nature » : tel est le secret de la sagesse et du bonheur.

 1) L’homme se rapproche de l’animal tout en s’en distinguant. L’animal est libre lorsqu’il n’est soumis qu’à son seul instinct. L’homme est libre lorsqu’il suit des prescriptions rationnelles, c’est-à-dire universalisables. La liberté de l’homme s’exprime dans l’obéissance à une loi dont la nécessité renvoie au modèle de la nature. « Sans la connaissance de la nature, on ne saura jouir de plaisirs sans mélange »,  Maximes et sentences, p. 57) « La justice est la même pour tous puisqu’elle est utile à la vie en commun » (Ibid, p 58). 

2) « Tout plaisir en tant que tel est un bien, même s’il ne faut pas rechercher tout plaisir »: il faut décider au cas par cas. « J’apprends que chez toi la chair est  exigeante, fais et choisis selon ton voeu, si du moins tu respectes les lois » ( Epicure, Maximes et sentences, p 59). 

3) « Le bonheur est le commencement et la fin de la vie heureuse » (Lettre à Ménécée, 11), et « Nous disons que le plaisir est le but de la vie » (Lettre à Ménécée, 12). Toutefois : « On ne peut vivre dans le plaisir si l’on n’est pas, indépendamment du plaisir, sensé, bon et juste» (Maximes et sentences, p.  52)

Conclusion: On peut se donner comme règle morale de suivre la nature. Mais avec mesure et discernement: tout n’est pas bon dans la nature, tous les plaisirs ne mènent pas au bonheur.

Conclusion

Même si la nature n’est pas bonne en elle-même, elle peut être prise pour modèle par les sages: il s’agit de s’inspirer du caractère universel et nécessaire de lois qui valent pour tous et qui assurent  l’harmonie  de l’univers pris comme un tout.

Quant à la nature de l’homme, elle n’est  (moralement) bonne  que si l’on décide que la vraie « nature »   de l’homme,  c’est d’être libre et heureux, ce qui dépend de sa volonté et de son choix: « Ainsi, sans la connaissance de la nature, on ne pourra jouir de plaisirs sans mélanges » (Maximes et sentences, p 57)

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by laurence hansen-love - dans Philosophie terminales
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commentaires

Cordroc'h j f 09/11/2014 07:25


Suite de mon précédent commentaire .


Cela fait des milliers  créer d'années que l'Homme tente par sa volonté de créer des sociétés harmonieuse en essayant de contôler ses pulsions et désirs particuliers en les soumettant à des
règles , des lois etc ...à la raison . Le moins que l'on puisse dire au regard de la situation des sociétés actuelles , c'est que cela n'est pas une grande réussite .


La volonté consiste à concentrer son énergie , son temps ,à la réalisation d'objectifs , de buts , d'ideaux etc ...préconçus et prédéterminés par l'imagination au service de la volonté générale
humaine de contrôle et de maîtrise de lanature . Or cette volonté générale , et toutes les volontés individuelles particulières ,sont dans l'obligation de ne tenir compte que de ce qui dans la
réalité lui permet de parvenir à ses fins , de rejeter donc tout ce qui pourrait aller à l'encontre de celles-ci , à commencer par ce défaut majeur en son propre fonctionnement .


Si la nature peut créer une telle diversité de formes de vie ,d'éco- systèmes ,une telle précision et une telle complexité au sein de l'infiniment grand et de l'infiniment petit ,c'est justement
en l'absence de volonté ,d'imagination ,de préconception .L'aléatoire au sein du mouvement du à l'interaction entre les différentes forces agissantes ne peut assurer sa fonction de créateur
d'ordre et de désordre que s'il y a une libre circulation de l'énergie vitale .Dans lanature , tout part du bas pour aller vers le haut , dans lavolonté humaine c'est le contraire ,on définit les
systèmes que l'on veut construire et on contraint les éléments devant les constituer à s'agencer selon des plans préconçus . Et dans la nature rien ne dure sous une forme ,tout de transforme ,
dans la volonté humaine ,tout doit durer le plus longtemps possible sous sa forme originelle .


A suivre

Cordroc'h j f 07/11/2014 12:33


Bonne idée que cet exemple de dissertation à partir duquel je vais communiquer mes idées sur le sujet .


INTRODUCTION .


On ne décide pas de faire du suivi des règles de la nature sa manière de vivre consistant à s'abstenir de faire appel à sa volonté , en s'abandonnant à ses seules pulsions associées aux
différents besoins vitaux . C'est plus une question de pouvoir , dans le sens d'avoir la capacité de le faire , que de volonté .Et ce pouvoir ne s'acquiert pas par le suivi d'un enseignement ,
mais selon les conditions d'existence qui auront été celle de l'individu durant son enfance . Tout dépend si l'on a laissé la nature s'imprégner en cet individu en laissant l'enfant qu'il était ,
vivre certaines de ses expériences personnelles en toute liberté . Tout dépend donc si le processus naturel du vivant à pu ,ou non , se graver dans l'inconscient de l'individu , si on a empêcher
la chose de se faire en imposant une éducation trop rigide , trop emprunte d'une idéologie particulière ,etc ...introduisant en l'individu des frustrations , des peurs ,des blocages émotionnels
etc ....


Vivre selon le processus naturel du vivant ne signifie absolument pas de vivre comme un animal qui ne ferait qu'obéir à ses instincts .Il sagit de laisser sa conscience diriger nos actes .
Conscience que seule le processus naturel du vivant peut développer en l'individu en lui permettant d'éprouver certaines,nsations et émotions en dehors de toute éducation préconçue ,c'est à dire
en pleine liberté au sein d'un environnement le plus naturel possible .


Par processus naturel du vivant , il faut entendre  ,un processus qui à partir d'un désordre originel ,finit a force d'interactions aléatoires entre les différentes forces constituant ce
désordre , par engendrer un ordre que l'on peut alors appréhender logiquement . C'est ce processus qui doit finir également par structurer la pansée humaine, et non la volonté d'imposer un ordre
anthropocentriqyue à la nature afin de s'en protéger et de ladominer .


UNE APPARENTE CONTRADICTION


Les règles devant permettre à l'homme de vivre en société , de devenir humain dans le sens de devenir civilisé ,doivent s'adapter aux pulsions associés aux besoin vitaux des individus , et non
l'inverse , c'est à dire que les pulsions et "instincts" doivent se soumettre aux règles préconçues devant normalement permettre la vie en société .Mais cela ne peut se faire qu'en laissant
l'individu acquérir préalablement un certain niveau de conscience de lui-même , de l'autre , en le laissant developper une certaine empathie . Or , seule le processus naturel de vie permet cette
conscience et cette empathie, en permettant à l'individu d'éprouver pleinement les émotions nécessaires à leur déveleoppement . Il est donc indispensable de laisser le désordre originel faire son
oeuvre de structuration durant l'enfance de l'individu , or dans nos sociétés c'est l'inverse qui est fait , on ne le laisse pas extérioriser naturellement ses pulsions , on ne le laisse pas
satisfaire naturellement certains de ses besoins vitaux , on le prive donc des émotions généralement éprouver lorque l'on vit au sein du désordre originel ,on en fait un être frustré dès sa
naissance .Penser précocément de manière rationnelle , contrôler le plus tôt possible ses pulsions et émotions , maîtriser ses actes et paroles etc ...n'est pas ce qui permet le développement
d'une conscience .


Pour poucoir acquérir une conscience de soi , un contrôle de soi , il faudrait d'abord pouvoir être véritablement soi-même, en vivant pleinement chaque instant de son existence , en pouvant
éprouver pleinement et librement ses émotions ,car se sont les émotions qui gravent de façon indélébiles, la réalité dans la mémoire de l'individu .


 


 Lasuite prochainement , je fonctionne selon le processus naturel de vie , et tout sebouscule dans mon esprit ,je dois donc attendre qu'un ordre s'installe pour pouvoir produire des idées
sensées .