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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 20:21

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Published by laurence hansen-love - dans Philosophie
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commentaires

thomas 05/01/2015 20:26


"commentaire sur SADE : Il passe sans cesse et par surprise, incessamment du premier eu second degré. En l'espece les porpos cités me semble etre du second degré pour justifier - donc critiquer
dans la demarche d'ecriture de Sade - le fait que ses contemporains disposaient de la vie des uns et des autres comme du betail (la terreur revolutionnaire avait ete precedee d'exactions memesi
elles n'en avait pas eu l'ampleur) "


 


D'accord. Ce n'est pas pour défendre le respect de la vie humaine, mais plutôt pour justifier le fait de n'en faire aucun cas. C'est dans ses propos philosophiques que l'on trouve le plus de
"contradictions" comme dit l'autre - surtout si on retgarde le reste. Je ne fais pas la liste, elle serait trop longue. La question restera : méchanceté, cruauté foncière, totale ou allégorie,
illustration (humour disent certains) .


Une phrase me semble très troublante :


 


« je l'imiterai, (la nature ndr) mais en la détestant ; je la copierai, elle le veut, mais ce ne sera qu'en la maudissant ; et, furieux de voir que
mes passions la servent, je vais si bien démêler ses secrets, que je puisse, si cela m'est possible, devenir encore plus méchant, pour la mieux heurter toute ma vie. »


 

Dr Hansen 03/01/2015 23:41


bien sur Desdemone fonctionne comme Blanchette, Timac et Helie (3 confreres eux aussi félins comme elle) qui recherchent le contact et la chaleur de ces mamiferes qui les nourrissent et les
caressent à l'envie ... avec un sentiment d'attachement? d'appartenance? de reconnaissance? d'amour? de plaisir?


en tout cas nos caresses declenchent une libération de dopamine, le neuromediateur du plaisir ... tout comme pour nous lorsque nous les caressons .... pour ce qui est de la traduction emotionelle
et intellectuelle de cette liberation chez le chat .... je ne suis pas competent pour la qualifier.


pour ce aui est de la consommation de viande il est clair qu'il convient de revenir à un plus grand respect de ces animaux qui nous nourissent et que la notion de "rente" induit des comportement
inacceptables sur le plan ethique.

laurence hansen-love 04/01/2015 18:29



on est bien d'accord !!!!


En ce qui me concerne,  le chat est indispensable à mon bien être, mais pas la viande sur la table. Maintenant je ne refuse pas (encore)  le poisson...



Dr Hansen 02/01/2015 17:06


commentaire sur SADE : Il passe sans cesse et par surprise, incessamment du premier eu second degré. En l'espece les porpos cités me semble etre du second degré pour justifier - donc critiquer
dans la demarche d'ecriture de Sade - le fait que ses contemporains disposaient de la vie des uns et des autres comme du betail (la terreur revolutionnaire avait ete precedee d'exactions memesi
elles n'en avait pas eu l'ampleur)

Dr Hansen 02/01/2015 17:02


il me semble que la question n'est pas bien posée ou que, du moins, elle aborde la question de
manière un peu trop simpliste dans un contexte où la pensée émergente en "dominance" est celle du "Ugly Meat" (la viande c'est "sale").


 


Il y a plusieurs aspects fondamentaux moraux et éthiques et d'autres plus politiques.


 


D'abord le récent changement de loi sur le statut des animaux découle d'une nécessité liée à
l'harmonisation Européenne et d'une récente poussée politique qui tend à vouloir intégrer d’avantage les animaux de compagnie dans la famille.


 


Par effet collatéral, cette loi va venir heurter de plein fouet la généralisation de l'abattage
rituel - dérogatoire au droit Européen - dans les abattoirs français. En effet, l’abattage rituel impose que l’animal soit conscient au moment de son sacrifice alors que la loi française impose
que l’animal soit inconscient au moment de sa mise à mort.


 


Ces deux remarques préliminaires font déjà émerger deux concepts qui s’opposent : celui d’animal de compagnie et celui d’animal de rente.


 


Le premier concerne donc des animaux qui sont inscrit dans le cercle familial, auxquels ont prête, accorde ou reconnaît – selon les convictions de chacun – une place plus ou moins
fusionnelle et des comportement plus ou moins anthropomorphiques. Ce comportement comporte des problèmes de santé publique non négligeables car cette promiscuité – qui va jusqu’à faire dormir
l’animal dans le lit des parents ou des enfants – entraine des contaminations croisées des flores bactériennes propres à chaque espèces jusque et y compris des problèmes de résistances aux
antibiotiques qui impose une approche thérapeutique spécifique (voir à ce sujet http://www.elsevier-masson.fr/veterinaire/evidence-based-responsible-use-of-antibiotics-in-companion-animals-livre/474258/).


 


Le second concerne les animaux dit « de rente » (les anglo-saxon parlent de « Herd » qui correspond au troupeau ou horde) qui ont pour vocation première
d’intégrer la chaine alimentaire de l’espèce humaine – ce qui justifie leur existence même – ou, du moins, la chaine alimentaire des consommateurs de viande ou des produits qui en sont
dérivés.


 


Ce sont ces derniers qui sont principalement concernés par la question du droit de les manger puisque les animaux de compagnie n’ont pas – on l’espère – cette vocation. Ceci dit
beaucoup de familles en milieu rural ou mixte ont des animaux qui appartiennent conjointement aux deux catégories (les lapins, poules, cochons qui sont souvent prénommés – en quelque sorte
« baptisés » – et qui servent d’animaux de compagnie jusqu’à ce que leur maturité les fasse entrer dans la chaine alimentaire).


 


Il existe une troisième catégorie d’animaux, les animaux utilitaires (bêtes de sommes, de bât, de garde, … tels que chevaux et autres équidés, certains bovins, canins, …) qui eux
non plus n’ont pas vocation première à rentrer dans la chaine alimentaire même si c’est parfois leur destin.


 


Avant de poser la question du droit juridique ou moral, il convient de se poser la question de l’intérêt physiologique de manger une nourriture carnée.


 


Notre survie individuelle et collective dépend de notre capacité à reconstruire ou réparer en permanence les différentes parties fonctionnelles de notre corps. Pour ce faire, nous
utilisons des « briques » élémentaires que sont les « Acides Aminés ». Notre organisme est capable de synthétiser lui-même la plupart des Acides Aminés dont il a besoin sauf
pour huit d’entre eux qu’il doit absolument trouver dans son alimentation pour vivre. Une alimentation dépourvue de l’un ou l’autre de ces Acides Aminés essentiels, place l’individu soumis à
cette diète en situation de survie plus ou moins prolongée, plus ou moins bien supportée. La source la plus universelle de ces Acides Aminés essentiels est l’alimentation carnée ou certains
produits dérivés des animaux comme les produits laitiers ou les œufs. Cependant, il est possible d’en trouver dans une alimentation d’origine végétale en recourant à des dosages complexes ou à
des végétaux exotiques ou enrichi artificiellement (procédé industriel, voire OGM).


 


En plus des Acides Aminés essentiels, notre alimentation doit nous apporter d’autres amines essentielles à la vie que sont les vitamines (littéralement « amines de la
vie »). Là encore, la source la plus universelle est l’alimentation carnée bien que les sources végétales soient nombreuses sauf pour les vitamines B12 et D qu’on ne retrouve que dans des
boissons de riz ou de soja « enrichies » (en gardant à l’esprit que la quasi totalité du soja consommé dans le monde est issue d’OGM).


 


Sur le plan phylogénétique, l’espèce humaine est issue, comme sa dentition nous le démontre de la branche des mammifères omnivores et, l’étude des reliefs de repas sur les sites
paléolithiques nous le confirme, ne dédaignant pas l’activité de charognard. En effet, les premiers outils servaient, entre autre, à briser les os à moelle des carcasses délaissées par les
prédateurs. Cette tradition culinaire ancestrale comme celle de faire faisander le gibier ou de laisser affiner les carcasses de viande en chambre froide pendant au moins 15 jours avant de les
découper et de les proposer à la vente – comme c’est toujours le cas aujourd’hui – sont autant de trace de ce passé incontournable.


 


Pour autant, dans une société de type Européenne, qui a la possibilité technique et économique d’importer des végétaux exotiques ou de synthétiser des Acides Aminés essentiels et
d’en enrichir son alimentation, l’alimentation carnée n’est pas incontournable pour autant que l’on préserve des apports protéiques d’origine animale comme le

laurence hansen-love 03/01/2015 15:02



Merci pour cet écalirage.


En ce qui concerne les dérogations pour l'abattage rituel.. cela me soulève le coeur, et je n'ai plus dautre solution que de ne plus toucher à la viande....ou,  en tout cas,  très
exceptionnellement.


Par ailleurs, vous me direz comment expliquer à ma compagne Desdémone (chatte cad petite personne non humaine) qu'il n'est pas sain de dormir sur mon lit....


 Vous me direz sans doute que ce n'est pas à elle de décider..



thomas 27/12/2014 13:39


Allez, c'est l'année Sade. Et c'est Noël.


 


« La vie de l'homme, persuadons-nous le bien, dépend des mêmes lois que celle des animaux ; l'une et l'autre de ces existences sont soumises aux lois
générales de la matière et du mouvement. Or, comment ose-t-on dire que l'homme peut disposer de la vie des bêtes et qu'il ne le peut de celle de son semblable ! » (Sade)


 


Ah, c'est pas pareil. Ah non ! Ce n'est pas parce que nous abusons de leur faiblesse ! L'homme est un être culturel. C'est ce qui le rend bien supérieur aux
animaux, c'est ce qui lui donne des droits sur eux dans l'intérêt de sa culture. Ne soyons pas sots comme ceux qu'une ambition ruinée émeut moins que la souffrance infligée aux animaux.


 


 

laurence hansen-love 27/12/2014 17:44



merci Thomas, bonnes fêtes, et bon appétit !