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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 12:28

guerre-mali-avions-copie-3.jpg

 

Vous pouvez vous reporter à l'argumentation de J.B. Jeangène Vilmer, auteur que je lis et que je cite constamment, vous l'aurez remarqué.

http://iphilo.fr/2013/02/02/les-interets-de-la-france-au-mali/#comment-571


 Il est vrai que nous  avons les mêmes sources (Kant,   Aron, Walzer, Pierre Hassner..)

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Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
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commentaires

Tom 04/02/2013 18:44


Bon Laurence ne soyez pas naive la ! L'intervention americaine en Irak prouve bien que meme dans une authentique democratie (oui je ne vais pas remettre en question le fonctionnement democratique
du systeme americain, disons qu'il l'est au meme degre que la France et l'Allemagne) on peut cacher des choses a la population sur les raisons reeles d'une intervention, meme d'envergure.
Et quant aux interets economiques on sait qu'ils sont presents, en Lybie comme en Irak ou au Mali. Le risque d'enlisement est nefaste a l'etat mais benefique aux lobbies d'armement, les facteurs
sont donc multiples.
Le Mali est une consequence directe de l'intervention en Lybie. Je soutient pourtant la deuxieme quant a la premiere je suis plutot pour en attendant s'autres informations.

laurence hansen-love 07/02/2013 14:19



EN quoi je suis naïve? Je n'ai pas compris.


 Lisez l'article de J. Vilmer... Qui va nier qu'il y a des intérêts,  à la fois avoués et inavouables.. cela n'abolit les mobiles autres et plus recevables..
 Vous allez bien TOM?


Avez-vous vu les films de Tarantino, Bigelow et Spielberg? A la gloire de la démocratie américaine?



cordroch jf 04/02/2013 10:29


Avec la meilleure volonté , je ne parviens pas à me dire , et encore moins à me convaincre, que nos dirigeants politiques nous disent tout ce que l'on est en droit de savoir, quant aux véritables
raisons de leurs différentes décisions les plus importantes . On va me répondre qu'il y a des choses qu'ils ne peuvent pas communiquer sous peine de dévoiler leurs stratégies , certes , mais
justement ,n'auraient ils pas tendance à abuser de la nécessité du secret ?


Nous ne connaîtrons jamais les véritables ressorts de certaines actions et entreprises ,commises au nom de l'intérêt commun , des droits de l'homme , du respect du droit international etc
...Contrairement à vous Laurence , je pense qu'on nous dissimule certaines choses dans bon nombre de domaines , non que je sois un tenant de la théorie du complot , mais je pense qu'une certaine
élite se croit autorisée à prendre certaines décisions sans demander l'avis des populations . Je serai donc plutôt de l'avis de Flavien .

laurence hansen-love 04/02/2013 15:32



queles genres de choses nous dissimule-t-on, par exemple? Et ne croyez-vous pas que l'opposition, et la presse , sont là pour nous aider à y voir plus clair?



petitt_khâgne 03/02/2013 19:41


Merci pour cet article ! Vraiment très intéressant.


 

Flavien 03/02/2013 16:13


Il me semble tout de même y avoir une petite faiblesse à cette argumentation (dans le cas général, pas nécessairement dans celui du Mali), et plus précisément en ce qui concerne le fait que les
intérêts en jeu ne font pas disparaître les « bonne raisons ». Cette limite que je vois se résume dans la transparence de l'information.


Il ne s'agit pas du tout ici de crier au complot — loin de moi cette idée —, mais il est connu que l'État — quel qu'il soit et pour des raisons qui peuvent se justifier — n'est pas le plus
honnête des acteurs en jeu. Partant de là, le risque est double. 1° On peut être tenté de nous faire passer une cause neutre, voire néfaste, pour les populations sur place pour une « bonne action
» précisément parce que des intérêts (économiques, souvent) sont en jeu, et que l'on désire les protéger. 2° Si les objectifs, aussi divers qu'ils soient — « bons » ou de l'ordre de l'intérêt —,
convergent vers une « intervention », qu'est-ce qui nous dit que cette convergence le sera en pratique ? « Intervenir au Mali », par exemple, est une expression bien vague. Qu'est-ce qui nous
assure que, sur place, la défense des intérêts converge effectivement avec les « bonnes » raisons ?


Tout cela donc pour dire que le présuposé de l'argumentation de Vilmer est la transparence de l'information, or il ne me semble pas qu'elle soit nécessairement acquise, ce qui rend le tout très
problématique.

laurence hansen-love 03/02/2013 19:00



Bien sûr, sans doute.. Il faudrait donc dire, au préalable: "sur la base des informations dont nous disposons.." Bien sûr celles-ci sont partielles.. de là à supposer que  l'on nous
dissimule des élémetsn décisifs,  et contredisant la version officielle, je ne vois pas de raisons de supposer cela..


 De plus, si on part de l'idée -comme vous le faites-  que nous ne savons pas ce que font vraiment nos représentants et pour quelles raisons, .. nous nous privons des moyens de juger,
nous nous interdisons de juger.. je préfère la démrache de raisonner, tout en sachant qu'il y a une marge d'erreur.
 Quant à l'lidée selon laquelle nos intérêts et les droits de l'homme ne convergent pas nécessairement: c'est une observation recevable... Un peu tirée par les cheveux.


Il faudrait argumenter: pourquoi les intérêts de la France et ceux des maliens serient-ils amenés à se dissocier. alors qu'apparemment, à l'heure actuelle, ils convergent? Bon, dans ce cas, il
sera encore temps de le dire alors et d'exiger notre retrait...


 Mais on ne peut se fonder sur cette hypothèse pour exclure a priori une intervention , et même toute intervention (arrières pensées, risques de dérapages et d'enlisement etc..)