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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 17:15
POURQUOI JE NE SUIS PAS RELATIVISTE

D'une part je ne pense pas que l'homme soit  la mesure de toute chose, car je crois, comme Leo Strauss, au droit naturel  (c'est un axiome) :

 

« Toutes les sociétés ont leur idéal, les sociétés cannibales pas moins que les sociétés policées. Si les principes tirent une justification suffisante du fait qu’ils sont reçus dans une société, les principes du cannibale sont aussi défendables et aussi sains que ceux de l’homme policé. De ce point de vue, les premiers ne peuvent être rejetés comme mauvais purement et simplement. Et puisque tout le monde est d’accord pour reconnaître que l’idéal de notre société est changeant, seule une triste et morne habitude nous empêcherait d’accepter en toute tranquillité une évolution vers l’état cannibale. S’il n’y a pas d’étalon plus élevé que l’idéal de notre société, nous sommes parfaitement incapables de prendre devant lui le recul nécessaire au jugement critique. Mais le simple fait que nous puissions nous demander ce que vaut l’idéal de notre société montre qu’il y a dans l’homme quelque chose qui n’est point totalement asservi à sa société et par conséquent que nous sommes capables, et par là obligés, de rechercher un étalon qui nous permette de juger de l’idéal de notre société comme de tout autre. Cet étalon ne peut être trouvé dans les besoins des différentes sociétés, car elles ont, ainsi que leurs composants, de nombreux besoins qui s’opposent les uns aux autres : la question de la priorité se pose aussitôt. Cette question ne peut être tranchée de façon rationnelle si nous ne disposons pas d’un étalon qui nous permette de distinguer entre besoins véritables et besoins imaginaires et de connaître la hiérarchie des différentes sortes de besoins véritables. Le problème soulevé par le conflit des besoins sociaux ne peut être résolu si nous n’avons pas connaissance du droit naturel ».

 

Léo Strauss, Droit naturel et histoire (1953), trad. par M. Nathan et E. de Dampierre, Éditions Flammarion, 1986, p. 14. 

 

Ensuite, je crois, comme le Don Juan de Molière, que deux et deux font quatre :

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/12/11/post-verite-pourquoi-les-menteurs-prennent-le-pouvoir_1534554

 Enfin,  mon bouquin comporte un chapitre consacré à la réfutation du relativisme (ce qui est en fait le propos de tout le livre..)

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Published by laurence hansen-love - dans Philosophie
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