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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 10:38

« L’action violente, qu’il s’ agisse de  l'arrestation, de l'emprisonnement, de l'élimination des opposants, du massacre de minorités ethniques ou religieuses, de guerre civile ou de la terreur exercée à l'encontre des populations, tout cela s'est vu justifié à longueur de siècles aussi bien par la conservation ou la restauration d'un ordre ancien que par l'instauration d'un ordre nouveau. Il n'y a rien, au bout du compte, que les pensées réactionnaires, conservatrices ou révolutionnaires aient davantage en commun que cette obsédante justification de la violence qu'elles acceptent, encouragent, ou organisent.

Les fins que se donne   l'action politique  (la justice, la liberté, l'émancipation, la dépendance, égalité, etc.) justifient qu’elle s’en donne les  moyens, dût-elle faire quelques concessions aux meurtres pour prix de leur efficacité. Ces discours sont assurément connus.

On ne saurait cependant minimiser leur attraction ni le pouvoir de séduction de leur simplicité apparente. Ces théories autant que ces évidences sont le régime ordinaire de la justification du crime. »
Marc Crépon , L’épreuve de la haine. Essai sur le refus de la violence.

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Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
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