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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 09:37


Oublier le bien nommer le mal, quatrième de couverture

La science de bien et du mal n’a jamais existé, et si Platon s’en désolait, nous avons cessé, nous, les Modernes, de nous en offusquer. Et pourtant, des questions d’ordre éthique nous sont incessamment posées aujourd’hui, ni plus ni moins que par le passé : Quelles valeurs morales devons-nous promouvoir  à l’école ? Est-il acceptable d’abandonner à leur sort les familles de migrants fuyant la guerre ? Mon pays, la France, doit-il intervenir militairement contre tel ou tel  Etat dit « terroriste »  ? etc. Face à de telles interrogations, nous ne pouvons nous contenter de suspendre notre jugement sous couvert de relativisme (« À chacun sa conception du bien et du mal »).

Prenant appui sur les réflexions des grands philosophes et théologiens face au défi du mal, tout en interrogeant la montée de nouvelles formes de violences au XXI siècle, Laurence Hansen-LØve pose la question : le Bien et le Mal sont-ils vraiment des notions obsolètes ?

Une fois récusée la fausse évidence  d’une symétrie entre le bien et le mal, il est possible  de prendre acte de la préséance du mal sur le bien. Dès lors  la certitude du mal, posé comme un fait,  cesse de contredire l’incertitude du bien, à laquelle il apparaît  sage de se résoudre.

 

Laurence Hansen-Løve est professeur agrégée de philosophie à Paris. Elle est l’auteur d’une anthologie de philosophie aux Éditions Belin, de Cours particulier de philosophie, et de plusieurs autres ouvrages, notamment La philosophie comme un roman (Hermann) et, avec Catfish Tomei, Charlie, l’onde de choc. Une citoyenneté bousculée, un avenir à réinventer (Les Éditions Ovadia).
 

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Published by laurence hansen-love - dans Philosophie
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