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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 12:22

S'il devait faire un commentaire, ton ami extrêmement charitable indiquerait
que le problème, à son avis, est que, si le littéralisme n'est plus pratiqué
par la tradition juive et les églises chrétiennes (il a fallu des siècles,
cela n'a pas été sans mal et il demeure des "intégristes"), il est demeuré
un courant important chez les musulmans. En déduire, comme dans le texte
cité de cet auteur arabo-musulman , que "l'islam est la source de nos maux"
et qu'il est en quelque sorte non réformable est une opinion, sur laquelle
ton ami charitable, qui n'est pas musulman, se garderait bien de porter un
jugement. Il lui semble toutefois que cette fiction du Coran dicté par Dieu
à Mahomet (alors que son texte, comme le rappelle Robert, a été établi après
la mort du prophète par une sorte de commission d'experts à partir de
versions fluctuantes) n'a pas été considéré comme un obstacle par ceux qui,
au fil des siècles et jusqu'à aujourd'hui, ont tenté d'interpréter, de
contextualiser voire d'abroger (l'abrogation est une des "sciences
auxiliaires coraniques") tels versets du Coran ou tels hadiths. L'exégèse
(par exemple: en quelle circonstances – et certaines peuvent être
historiquement dépassées – et à qui s'applique telle ou telle injonction?)
est la pratique majeure de la théologie islamique. Bref, il semble qu'il y a
du grain à moudre pour ceux (celles?) qui souhaitent débarrasser l'islam de
ses "aberrations" en demeurant musulmans. Ton ami fera preuve de façon
incorrigible de son esprit charitable en leur disant: "Bon courage!" plutôt
que: "Peine perdue!".

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Published by laurence hansen-love - dans Actualité
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