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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 17:18

Après le 13 novembre : «

« A la télévision comme dans les journaux, divers spécialistes se relayaient pour affirmer que les djihadistes avaient beau se réclamer du djihad, leurs actions ne devaient en aucun cas être reliées à quelques passion religieuse que ce fût. « Barbares », « Energumènes », « Psychopathes » : tous les qualificatifs étaient bons pour écarter la moindre référence à la foi. Les djihadisrtes sont des monstres sanguinaires qu’il faut mettre hors d'état de nuire, tonnait le criminologue. Les djihadistes sont les produits d'un désordre mondial dont l’Occident est responsable, corrigeait le géopoliticien. Les djihadistes sont des personnalités français qui ont connu trop de blessures narcissiques, diagnostiquait le psychologue. Les djihadistes sont des victimes de la crise, rectifiait l’économiste. Les djihadistes sont des gamins des cités qui ont mal tourné, complétait le sociologue. Les djihadistes sont la preuve de notre que notre modèle d’intégration est en panne, abondait le politologue. Les djihadistes sont des héritiers de la vogue humanitaire, leur mobilisation est comparable à celle des étudiants qui s’engagent dans une O.N.G. à l’autre bout du monde, faisait valoir l’anthropologue. Les djihadistes sont des jeunes qui étouffent dans une société de vieux, ils partent se dépayser en Syrie comme d’autres deviennent cuisiniers en Australie, précisait le démographe. Les djihadistes sont des enfants d’Internet et des jeux vidéo, ils ont abusé de Facebook et d’Assasin’s Creed ,glissait le spécialistes du numérique. Les djihadistes sont le produit de notre société du spectacle, ils sont simplement en quête de célébrité, Charlie est leur Koh-Lanta à eux résumait le médiologue… Bref, qu'on aborde le sujet sous un angle purement policier et sécuritaire, ou qu’on l'envisage son seul aspect socio-économique, l’affaire semblait entendue : de même que l’islamisme n’avait « rien à voir » avec l’islam, le djihadisme était étranger au djihad. Tant et si bien que, depuis les attentats de janvier 2015, on a envisagé toutes les explications, toutes les causalités possibles, sauf une : la religion ».

 

Un silence religieux. La gauche face au djihadisme. Jean Birnbaum

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Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
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commentaires

Comz 10/03/2016 03:00

djihadisrtes ( ligne 4) ! faute de frappe

glutoz 07/03/2016 00:43

Je tombe sur ce blog un peu par hasard. Autant le début de l'article est pertinent et manifeste une hauteur de vue digne des meilleurs philosophes, autant la conclusion tombe totalement à plat.
- il faudrait élucider les raisons religieuses, et non se contenter du mot de "religion".
- pas mal de réac mediatiques ne se sont pas privés d'invoquer cette "explication".
- il ne manquent pas de spécialiste de l'islam pour expliquer (et souvent déplorer) la mouvance Daesh.

laurence hansen-love 07/03/2016 20:54

pourtant il me semble que la conclusion est parfaitement cohérente avec ce qui précède... C'est ce qu'il voulait démontrer, et c'est la thèse de l'ouvrage !